Artistes similaires

Les albums

83,99 €

Rock - Paru le 1 août 2013 | Sanctuary Records

22,49 €

Rock - Paru le 2 novembre 2018 | Sanctuary Records

Distinctions 4F de Télérama
En novembre 1968, les Kinks publient The Village Green Preservation Society, album hors du temps, hors des modes, remastérisé en 2018 en stéréo. Un chef-d’œuvre pop encageant l’Angleterre éternelle. Pour certains, un disque quasi rétrograde, considéré aujourd’hui comme l’un des plus influents de son temps, et qui enfile des perles de pop nacrées. Des pièces d’un autre temps. Le contre-pied formel de la pop de cette fin de décennie où la majorité des groupes à cheveux longs sortent les murs d’amplis et déballent des solos incontinents. Les Kinks eux font tout le contraire. Alors que les Beatles attisent la Revolution et les Stones célèbrent le Street Fighting Man, eux préfèrent baisser la voix et chuchoter des histoires de criquets et de confiture de fraises. A la parution de ce sixième album, Ray Davies n’a que 24 ans (Dave, son frère, trois de moins) et déjà un passé de fabuleux songwriter. Surtout, Village Green n’arrive pas à cet instant T par hasard…  En seulement quatre ans d’existence, le gang des Davies a déjà tout vécu malgré une association plus que compliquée. Tout oppose Dave et Ray ! Le premier, option beau gosse obsédé, dompte ses guitares avec une gouaille exubérante au possible. Au micro, plume en main, Ray est l’aîné renfermé, limite introverti. Originaires de Muswell Hill dans le nord de Londres, ils débutent sur les brisées de leurs aînés Beatles et Stones dont ils copient plus ou moins les manies. Très vite, en un seul titre qui sort en août 1964, ils rectifient d’un uppercut leurs encombrants collègues et inventent le rock garage : You Really Got Me. Produit par l’essentiel Shel Talmy, ce Graal de deux minutes quatorze ultraviolent au son de guitare inédit secoue le Swinging London. C’est pourtant dans le raffinement et la délicatesse qu’au fil des mois, le style de Ray Davies va s’affirmer et emprunter un chemin alors délaissé par les autres et qui atteint son zénith avec Village Green Preservation Society. Le disque assume son obsession pour cette Angleterre éternelle et les clichés qui vont avec. Une Angleterre qui, progressivement, s’éclipse face à l’explosion pop. Certains reprocheront cette approche passéiste, limite réac, et ne goûteront guère à ces belles tranches de vie, ces superbes vignettes coloriées par la plume du songwriter londonien. Avec ses « amitiés perdues, ses pintes de bière, ses motards, ses sorcières maléfiques et ses chats volants » comme il le décrira dans X-Ray, son autobiographie de 1994, Village Green Preservation Society ne dit pas « c’était mieux avant » mais il décrit avec minutie et causticité deux mondes qui se croisent.  Musicalement, les Kinks prennent le contre-pied de leurs contemporains qui ne jurent que par les solos de guitare, les rythmiques surpuissantes et surtout le psychédélisme. Tout l’opposé de ce sixième album à l’âme assez folk et embelli par le clavecin et le mellotron de Nicky Hopkins. Pour véhiculer ses paroles, Ray Davies invente Daisy, Walter, Johnny Thunder, Monica… Des personnages inspirés par de vieilles connaissances, des amis d’enfance ou des membres de sa famille. Des gens simples, issus de la classe ouvrière. L’enfance qui s’éloigne ou disparaît hante ce disque. Et c’est un adulte de seulement 24 ans qui pleure ces années révolues ! « Tout ça, c’est sans doute dans ma tête, déclarera le songwriter dans une interview au magazine Uncut en novembre 2007. Tout le monde a son propre Village vert, un endroit où l’on va quand le monde devient fou ou qu’on a besoin de se retrouver avec soi-même… Le vrai Village vert est un mélange d’endroits au nord de Londres. Des lieux verts près de la maison de mon enfance à Fortis Green, Cherry Tree Woods, Highgate Woods. C’est là qu’on jouait au foot jusqu’à la tombée de la nuit. Il y avait une ambiance mystérieuse. On y entendait aussi des histoires étranges. » Aujourd’hui, l’écoute déconnectée des canons sixties permet d’apprécier sans a priori une œuvre totale, simple et sans artifice, d’une richesse musicale hors du commun. Surtout, The Kinks Are the Village Green Preservation Society peut aisément servir de mode d’emploi de la chanson parfaite. Utile, non ? © Marc Zisman/Qobuz
22,49 €

Rock - Paru le 1 mars 2017 | Sanctuary Records

19,99 €

Pop - Paru le 14 novembre 2014 | BMG Rights Management

17,49 €

Rock - Paru le 20 juin 2011 | Castle Communications

17,49 €

Rock - Paru le 20 juin 2011 | Castle Communications

17,49 €

Rock - Paru le 20 juin 2011 | Castle Communications

17,49 €

Rock - Paru le 15 décembre 2008 | Castle Communications

17,49 €

Rock - Paru le 13 août 2012 | Castle Communications

16,99 €

Rock - Paru le 1 mars 2017 | Castle Communications

19,99 €
17,49 €

Rock - Paru le 3 juin 2016 | Legacy Recordings

Hi-Res
14,99 €

Rock - Paru le 1 mars 2017 | Castle Communications

14,99 €

Rock - Paru le 7 avril 2018 | Castle Communications

14,99 €

Rock - Paru le 27 avril 2018 | Sanctuary Records

14,99 €

Rock - Paru le 7 avril 2018 | Sanctuary Records

14,99 €

Rock - Paru le 1 mars 2017 | Castle Communications

15,99 €
13,49 €

Rock - Paru le 26 octobre 2018 | BMG Rights Management (UK) Limited

Hi-Res Livret
En novembre 1968, les Kinks publient The Village Green Preservation Society, album hors du temps, hors des modes, remastérisé en 2018 en stéréo. Un chef-d’œuvre pop encageant l’Angleterre éternelle. Pour certains, un disque quasi rétrograde, considéré aujourd’hui comme l’un des plus influents de son temps, et qui enfile des perles de pop nacrées. Des pièces d’un autre temps. Le contre-pied formel de la pop de cette fin de décennie où la majorité des groupes à cheveux longs sortent les murs d’amplis et déballent des solos incontinents. Les Kinks eux font tout le contraire. Alors que les Beatles attisent la Revolution et les Stones célèbrent le Street Fighting Man, eux préfèrent baisser la voix et chuchoter des histoires de criquets et de confiture de fraises. A la parution de ce sixième album, Ray Davies n’a que 24 ans (Dave, son frère, trois de moins) et déjà un passé de fabuleux songwriter. Surtout, Village Green n’arrive pas à cet instant T par hasard…  En seulement quatre ans d’existence, le gang des Davies a déjà tout vécu malgré une association plus que compliquée. Tout oppose Dave et Ray ! Le premier, option beau gosse obsédé, dompte ses guitares avec une gouaille exubérante au possible. Au micro, plume en main, Ray est l’aîné renfermé, limite introverti. Originaires de Muswell Hill dans le nord de Londres, ils débutent sur les brisées de leurs aînés Beatles et Stones dont ils copient plus ou moins les manies. Très vite, en un seul titre qui sort en août 1964, ils rectifient d’un uppercut leurs encombrants collègues et inventent le rock garage : You Really Got Me. Produit par l’essentiel Shel Talmy, ce Graal de deux minutes quatorze ultraviolent au son de guitare inédit secoue le Swinging London. C’est pourtant dans le raffinement et la délicatesse qu’au fil des mois, le style de Ray Davies va s’affirmer et emprunter un chemin alors délaissé par les autres et qui atteint son zénith avec Village Green Preservation Society. Le disque assume son obsession pour cette Angleterre éternelle et les clichés qui vont avec. Une Angleterre qui, progressivement, s’éclipse face à l’explosion pop. Certains reprocheront cette approche passéiste, limite réac, et ne goûteront guère à ces belles tranches de vie, ces superbes vignettes coloriées par la plume du songwriter londonien. Avec ses « amitiés perdues, ses pintes de bière, ses motards, ses sorcières maléfiques et ses chats volants » comme il le décrira dans X-Ray, son autobiographie de 1994, Village Green Preservation Society ne dit pas « c’était mieux avant » mais il décrit avec minutie et causticité deux mondes qui se croisent.  Musicalement, les Kinks prennent le contre-pied de leurs contemporains qui ne jurent que par les solos de guitare, les rythmiques surpuissantes et surtout le psychédélisme. Tout l’opposé de ce sixième album à l’âme assez folk et embelli par le clavecin et le mellotron de Nicky Hopkins. Pour véhiculer ses paroles, Ray Davies invente Daisy, Walter, Johnny Thunder, Monica… Des personnages inspirés par de vieilles connaissances, des amis d’enfance ou des membres de sa famille. Des gens simples, issus de la classe ouvrière. L’enfance qui s’éloigne ou disparaît hante ce disque. Et c’est un adulte de seulement 24 ans qui pleure ces années révolues ! « Tout ça, c’est sans doute dans ma tête, déclarera le songwriter dans une interview au magazine Uncut en novembre 2007. Tout le monde a son propre Village vert, un endroit où l’on va quand le monde devient fou ou qu’on a besoin de se retrouver avec soi-même… Le vrai Village vert est un mélange d’endroits au nord de Londres. Des lieux verts près de la maison de mon enfance à Fortis Green, Cherry Tree Woods, Highgate Woods. C’est là qu’on jouait au foot jusqu’à la tombée de la nuit. Il y avait une ambiance mystérieuse. On y entendait aussi des histoires étranges. » Aujourd’hui, l’écoute déconnectée des canons sixties permet d’apprécier sans a priori une œuvre totale, simple et sans artifice, d’une richesse musicale hors du commun. Surtout, The Kinks Are the Village Green Preservation Society peut aisément servir de mode d’emploi de la chanson parfaite. Utile, non ? © Marc Zisman/Qobuz
12,49 €

Rock - Paru le 15 décembre 2008 | Castle Communications

15,99 €
13,49 €

Rock - Paru le 30 mars 2018 | Sanctuary Records

Hi-Res
15,99 €
13,49 €

Rock - Paru le 30 mars 2018 | Sanctuary Records

Hi-Res

L'interprète

The Kinks dans le magazine
  • L'Amérique de Ray Davies
    L'Amérique de Ray Davies L'ancien leader des Kinks poursuit son voyage spirituel outre-Atlantique...
  • Britpop forever
    Britpop forever The brilliant new album from Eugene McGuinness, leader of everlasting English rock…
  • QIBUZ / Lundi 30 septembre 2013
    QIBUZ / Lundi 30 septembre 2013 Indiscrétions et confidences, décryptages et relectures, révélations et révolution : chaque lundi, QIBUZ soulève les cartes et interroge l’actualité musicale. La vérité est toujours bonne à lire, non?
  • Radio pirate
    Radio pirate Un navire clandestin. Un émetteur. Du rock’n’roll. Les 60’s. Good Morning England raconte l’épopée épique des radios pirates. Antenne dans 5 secondes !
  • Le Roi Raymond
    Le Roi Raymond Le plus grand parolier britannique fêtera ses 65 ans en ce jour de Fête de la Musique : Ray Davies, le Dickens de la pop, reste le songwriter ultime et son Waterloo Sunset une perfection formelle.