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Opérette - Paru le 30 juillet 2013 | Timpani

Hi-Res Livret Distinctions Choc de Classica - Hi-Res Audio
Superbe découverte que cette opérette bien troussée et d'un grand raffinement d'écriture. On y entend des ensembles charmants et un véritable tempérament théâtral. Bizet a parfaitement assimilé la leçon de Mozart, mais aussi celle de Rossini, notamment dans l'épatant "Quatuor de l'omelette" d'une drôlerie irrésistible. Bizet a 18 ans lorsqu'il se soumet à un concours d'opérettes organisé par Offenbach qui cherche de nouveaux talents pour son Théâtre des Bouffes-Parisiens. Le jeune compositeur inconnu est choisi parmi 78 candidats pour participer à la finale où 6 musiciens doivent mettre en musique le même livret de Ludovic Halévy. Bizet obtient le premier prix exæquo avec Charles Lecoq. Son opérette obtient un joli succès et 11 représentations avant de tomber dans un oubli de près d'un siècle. Le présent enregistrement, "made in France", rend parfaitement justice à cette délicieuse opérette, grâce à une distribution où triomphent de jeunes chanteurs au style et à la diction vraiment parfaits. Samuel Jean mène l'ensemble d'une baguette de fée légère et pleine de finesse. Un véritable régal. FH
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Opérette - Paru le 9 juin 2017 | Klarthe

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Ah, voilà qui change radicalement des sempiternelles « redécouvertes » d’un n-ième navet de bel canto : il s’agit ici un bijou absolu signé Louis Beydts pour la musique, Sacha Guitry pour le livret, intitulé rien moins que La Société Anonyme des Messieurs Prudents (S.A.D.M.P.). Nous sommes le 3 novembre 1931, Sacha Guitry a concocté à l’adresse de son épouse Yvonne Printemps une immense fantaisie théâtrale comprenant rien moins que « six pièces et un opéra-bouffe », car en ces temps on n’avait pas peur de soirées longues, très longues ! Le couronnement de l’événement est l’opéra-bouffe de Beydts et Guitry, La S.A.D.M.P. qui met en scène quatre messieurs d’âges très divers qui se rencontrent sur le palier d’une dame dont ils croyaient jusque là être les seuls à bénéficier des faveurs. La dame – chantée par Yvonne Printemps – finit par se mettre aux enchères et l’arrangement final est que les messieurs se partageront la dame selon un prorata hebdomadaire, dans le cadre d’une Société anonyme… celle des messieurs prudents. Une musique truculente, tirée à quatre épingles, orchestrée à merveille, bourrée d’ensembles d’une extraordinaire tenue polyphonique, sert d’écrin au texte osé de Guitry qui, peut-être, a voulu ainsi faire comprendre à la belle Yvonne qu’il n’ignorait pas qu’elle avait déjà une affaire en cours avec Pierre Fresnay, rencontré quelques mois plus tôt, et avec qui elle finirait par s’échapper. Cela dit, l’une des petites scènes précédentes dans la soirée donnait la vedette à la jeune et pimpante Jacqueline Delubac sur qui Guitry avait déjà, disons, des vues, d’autant qu’il l’épousera peu après que Printemps l’ait quitté pour Fresnay. La musique de Beydts s’inscrit dans la très grande tradition de l’opérette à la française telle que défendue par André Messager (son maître, soit dit en passant), Reynaldo Hahn, Claude Terrasse ou encore le Honegger du Roi Pausole ; Honegger, justement, qui écrira « Je ne connais personne qui ait au même degré que Louis Beydts le respect de la facture musicale. Pour lui une œuvre d’art, qu’elle soit symphonie ou simple mélodie, est un objet rigoureusement délimité dans sa forme ... Que l’on écoute la ligne mélodique, les subtiles modulations, le raffinement sobre de l'harmonie, qui caractérisent la musique de Beydts, et l'on sentira combien il est un musicien actuel, aussi instruit que tout autre des exigences modernes, mais sachant allier une rigoureuse discipline à grâce et la science de l’esprit. » Beydts et Guitry continueront leurs aventures avec quelques autres perles comme celle-ci, tandis que le compositeur se taillera aussi une solide réputation dans le monde de la musique de cinéma, avec des chefs-d’œuvre tels que La Kermesse héroïque. L’Orchestre d’Avignon-Provence, les cinq chanteurs – Thomas Dolié, Mathias Vidal, Jérome Billy, Dominique Côté incarnant les quatre sociétaires et Isabelle Druet l’actif principal de société en question – s’en donnent manifestement à cœur joie. Pour compléter l’ouvrage, assez court – moins d’une heure –, on pourra entendre Hue! du même Beydts, qui servait de musique de scène pour l’une des pièces de la soirée du 3 novembre 1931. Louis Beydts, un compositeur français à remettre, enfin, à l’honneur. © SM/Qobuz