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Renée Fleming

La crème et le miel sont les ingrédients les plus utilisés lorsqu’il s’agit de qualifier la couleur ambrée du timbre de la soprano américaine. Grande mozartienne, elle s’est tournée ensuite vers Richard Strauss, son grand amour. Arabella, la Comtesse dans Capriccio, Daphné, mais par-dessus tout, la Maréchale (Le Chevalier à la rose) qu’elle considère comme le rôle le plus intéressant de son répertoire en raison de sa complexité comme être humain et comme femme, un personnage de fiction plus vrai que nature. « Toute personne de plus de 25 ans se sent proche de la Maréchale, les hommes comme les femmes » dit-elle. Ce rôle, « son » rôle, elle vient de le quitter en 2017 sur la scène du Metropolitan, dans une mise en scène somptueuse de son ami Robert Carsen avec lequel elle a souvent collaboré. Après avoir chanté plus de 55 rôles, la soprano américaine n’a aucun désir d’arrêter le chant, tout au plus de freiner ses apparitions à l’opéra en ne chantant plus les jeunes héroïnes qui ont fait sa gloire au profit d’enregistrements, de récitals et en se dirigeant vers d’autres styles de musique.


Habituée du Met qui la vénère, Renée Fleming est également très attachée à l’Opéra de Paris où elle se sent comme chez-elle depuis que Hugues Gall l’a régulièrement invitée. Débutant dans la Comtesse des Noces de Figaro sur la scène de la Bastille, elle y a incarné plusieurs héroïnes dont Rusalka dans l’opéra éponyme de Dvorak qui est un de ses rôles fétiches. Qui n’a pas été transporté d’émotion en l’entendant chanter la bouleversante Romance à la lune ?


Particulièrement ouverte à toutes sortes de musiques, René Fleming a créé plusieurs ouvrages comme Le Temps l’horloge, un cycle de 5 épisodes pour soprano et orchestre qu’Henri Dutilleux a écrit spécialement pour sa voix, The Gost of Versailles du compositeur américain John Corigliano ou encore Un Tramway nommé désir, opéra d’André Prévin qu’elle a créé et chanté plus de 25 fois.


Conseillère artistique de l’Opéra de Chicago, Renée Fleming s’est lancée de nouveaux défis en chantant un répertoire populaire (son disque « Dark Hope » en témoigne), du jazz (« Haunted Heart ») ou pour cinéma en apparaissant sur la bande originale du Seigneur des anneaux. Promue « Diva du peuple » aux Etats-Unis, elle n’a de cesse de vouloir vulgariser l’art lyrique afin de le rendre accessible au plus grand nombre, n’hésitant pas à chanter des airs du grand répertoire sur des plateaux de télévision aux heures de grande écoute.


Grâce à une vitalité et à une résistance peu communes, la soprano américaine s’adonne aussi volontiers au récital, chantant Richard Strauss bien sûr, mais aussi Schubert ou la mélodie française qu’elle affectionne tout particulièrement. Dotée d’un solide sens de l’humour, elle a aussi chanté dans des émissions d’initiation musicale pour les enfants, n’hésitant pas à se défaire de son image de « cantatrice » en descendant de son piédestal.


Renée Fleming a écrit son autobiographie (Renée Fleming, Une Voix, Ed. Fayard, pour la version française) dans laquelle elle se livre sans complaisance et où elle tente de mettre en garde les artistes en devenir sur tous les dangers qui les menacent. Mais le roman de sa vie est bien sûr inachevé puisque la cantatrice continue à chanter pour le plus grand plaisir de ses nombreux admirateurs et admiratrices.


© FH – décembre 2017 /Qobuz

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Discographie

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