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Metal - Paru le 1 janvier 1991 | EMI

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Après ...And Justice for All, Metallica décide qu'une simplification et une restructuration de sa musique sont de mise. C'est là une idée qui semble raisonnable du point de vue musical, mais qui offre aussi une occasion de commercialiser la musique du groupe, et Metallica atteint les deux objectifs. Les meilleures chansons sont plus mélodiques et spontanées, les grooves écrasants, épurés de "Enter Sandman", "Sad But True" et "Wherever I May Roam" restent fidèles aux compositions habituelles tandis que la production claire, professionnelle signée Bob Rock rend leur musique plus accessible. "The Unforgiven" et "Nothing Else Matters" évitent les riffs de guitare ardents qui ont toujours ponctué les ballades du groupe. Metallica est un bon album, mais on ne peut pas dire qu'il soit excellent. Ses meilleurs moments se sont emparés à juste titre de la couronne du heavy metal, mais son approche augurait également une déclin de créativité. © Steve Huey /TiVo
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Metal - Paru le 3 mars 1986 | UMC (Universal Music Catalogue)

Distinctions Best New Reissue
Metallica plus fort que les Beatles ? En termes de puissance sonore, ça faisait peu de doutes, mais, si on s'en tient au travail de rééditions remasterisées accompagnées de "quelques" bonus, la palme reviendra aussi aux Four Horsemen, ne serait-ce qu'en comparant cette édition "deluxe" du troisième album au Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band Anniversary (Edition Super Deluxe) des Fab Four. Ici, vous trouverez l'équivalent de pas moins de dix CD remplis jusqu'au goulot pour ce Master Of Puppets que plus d'un considère précisément comme le Sgt. Pepper's de Metallica, à tort ou à raison. Il est vrai que l'on aura le plus grand mal à trouver un défaut dans la cuirasse de ce monument. Et sa longue gestation, mise en valeur à travers des archives à différents stades de développement, ne manquera pas de renforcer le sentiment que le groupe était touché par la grâce à ce moment précis de son évolution.Ce que quelques rares détracteurs reprochent essentiellement à cet album, c'est de ne pas avoir autant surpris que ses deux prédécesseurs. De fait, la structure générale de Master... et la majorité de ses titres peuvent être mis en parallèle avec Ride The Lightning, depuis le premier titre ultra speedé, Battery, dans la veine de Fight Fire With Fire, jusqu'au final épique sur Damage Inc. qui évoque diablement une version accélérée de Creeping Death, en passant par la fausse ballade à mi-parcours, Welcome Home (Sanitarium), qui reprend sensiblement les mêmes ingrédients que Fade To Black, sans oublier un instrumental finement ciselé, Orion, dont la parenté avec The Call Of Ktulu est toutefois très vague... Mais, si l'on peut effectivement considérer ce troisième effort comme une synthèse des deux précédents, on ne saura contester que Master…. est nettement plus abouti, dans la mesure où, pour la première fois, Metallica a eu le temps et les moyens de peaufiner ses compositions jusqu'à atteindre un stade qui frise la perfection. Même comparé à des productions récentes, l'album reste techniquement imparable et incomparable.Dans le détail, l'intérêt de cette édition remasterisée n'est pas tant le relifting effectué sur l'œuvre de base, mais bien tout ce qui l'accompagne. Avec Metallica, on a été habitué depuis les premier live officiel, Live Shit: Binge & Purge, à ce les choses ne soient pas faites à moitié. Mais là, ça dépasse tout, même comparé aux rééditions de Kill 'em All et Ride The Lightning. Le groupe a vidé tous les tiroirs et fait le tri pour enrichir l'album à tous les sens du terme. En premier lieu, on se délectera des nombreuses ébauches que l'on ne pourra que recommander aux musiciens en herbe. De mêmes pour les maquettes à différents stades d'avancement et les versions instrumentales qui révèlent plus d'un détail que l'on n’avait pas forcément capté jusqu'à présent. D'accord, on ne réécoutera pas forcément en boucle les extraits des cassettes perso de James (avec ses "wanananana") et Kirk, ou même les versions "writing in progress" enregistrées au fameux "garage" de Metallica... En revanche les deux points d'orgues de ces archives, The Prince, dans une première approche très aboutie du titre emprunté à Diamond Head, et la reprise de Fang, The Money Will Roll Right In, abandonnée en cours de route, méritent largement plusieurs détours.Cet album colossal ne divisait les fans que pour savoir s'il mérite le titre de meilleur Metallica ou celui du second ou du troisième, même si ça ne va jamais jusqu'au quatrième. La nouvelle perspective proposée ici ne pourra que ramener plus d'un vers le premier camp. Mais, au-delà de la mise en valeur méritée et plus que convaincante de Master…, il ne faut pas perdre de vue que c'est aussi l'aboutissement incontestable de la période avec Cliff Burton. Une période assez facile à distinguer dans la mesure où la basse était largement mise en valeur. Et pour cause. Loin d'être un simple bassiste, Cliff était à la fois une force motrice en termes de créativité et d'inspiration, mais aussi un caractère généreux et posé qui équilibrait, ou, mieux, "harmonisait" les relations au sein de Metallica. On le verra plus tard, son rôle de médiateur manquera plus d'une fois entre Lars Ulrich et James Hetfield. Certains pourront même se demander si Kirk Hammett n'a pas plus ou moins cessé de progresser après cet album, sans les coups de booster, mentaux et instrumentaux, de Cliff.Le rôle du bassiste est plus qu'évident sur les concerts proposés ici, avec, pour certains, un son exceptionnel. On notera en outre la présence du tout dernier concert avec Cliff, au Solnahallen de Stockholm, le 26 septembre 1986, quelques heures avant l'accident de tourbus qui lui a coûté la vie. Pour le coup, nul ne songera à se plaindre de la qualité "bootleg" de l'enregistrement. Quoi qu'ait pu apporter Jason Newsted, dont on découvre les auditions et le premier concert avec Metallica, le groupe a perdu bien plus qu'un simple musicien à la disparition de Cliff Burton. L'argument majeur de ceux qui placent Master… en haut du podium, c'est que ce qui manque à …And Justice For All ou même au « black album" » (Metallica), c'est Cliff Burton, point barre ! Dans le soin apporté à la réédition de Master…, il paraît évident que Lars, James et Kirk ont voulu rendre un dernier digne hommage à celui qui leur a tant apporté. © JPS/Qobuz
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Metal - Paru le 1 janvier 2008 | EMI

Distinctions 8/10 de Volume
Sur Death Magnetic, on retrouve du bon vieux Metallica et ça fait plaisir. Les chansons passent au second plan derrière le son du groupe, cette façon de cracher, de rugir et de jeter les paroles dans une course éperdue pour montrer qu'ils sont bien en vie. Metallica ne ressort pas ses vieilles recettes des années 1980, ses membres sont revigorés par l'esprit de leurs débuts. Ils y ont ajouté les nuances qu'ils ont apprivoisées dans les années 1990, des tensions symphoniques, une touche de blues et une bonne dose de trash. On ne peut pas rester de marbre face à la maîtrise des montées et de l'attaque de Metallica. Certes, le groupe a vieilli et sa place est déjà faite. Il n'est plus motivé par la rage et la testostérone qui ont rendu ses albums des années 1980 si captivants. Mais Death Magnetic prouve que l'âge n'a rien à voir avec la puissance. © Stephen Thomas Erlewine /TiVo
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Metal - Paru le 1 janvier 1986 | Mercury (Universal France)

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Metallica plus fort que les Beatles ? En termes de puissance sonore, ça faisait peu de doutes, mais, si on s'en tient au travail de rééditions remasterisées accompagnées de "quelques" bonus, la palme reviendra aussi aux Four Horsemen, ne serait-ce qu'en comparant cette édition "deluxe" du troisième album au Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band Anniversary (Edition Super Deluxe) des Fab Four. Ici, vous trouverez l'équivalent de pas moins de dix CD remplis jusqu'au goulot pour ce Master Of Puppets que plus d'un considère précisément comme le Sgt. Pepper's de Metallica, à tort ou à raison. Il est vrai que l'on aura le plus grand mal à trouver un défaut dans la cuirasse de ce monument. Et sa longue gestation, mise en valeur à travers des archives à différents stades de développement, ne manquera pas de renforcer le sentiment que le groupe était touché par la grâce à ce moment précis de son évolution.Ce que quelques rares détracteurs reprochent essentiellement à cet album, c'est de ne pas avoir autant surpris que ses deux prédécesseurs. De fait, la structure générale de Master... et la majorité de ses titres peuvent être mis en parallèle avec Ride The Lightning, depuis le premier titre ultra speedé, Battery, dans la veine de Fight Fire With Fire, jusqu'au final épique sur Damage Inc. qui évoque diablement une version accélérée de Creeping Death, en passant par la fausse ballade à mi-parcours, Welcome Home (Sanitarium), qui reprend sensiblement les mêmes ingrédients que Fade To Black, sans oublier un instrumental finement ciselé, Orion, dont la parenté avec The Call Of Ktulu est toutefois très vague... Mais, si l'on peut effectivement considérer ce troisième effort comme une synthèse des deux précédents, on ne saura contester que Master…. est nettement plus abouti, dans la mesure où, pour la première fois, Metallica a eu le temps et les moyens de peaufiner ses compositions jusqu'à atteindre un stade qui frise la perfection. Même comparé à des productions récentes, l'album reste techniquement imparable et incomparable.Master ne divisait les fans que pour savoir s'il mérite le titre de meilleur Metallica ou celui du second ou du troisième, même si ça ne va jamais jusqu'au quatrième. La nouvelle perspective proposée ici ne pourra que ramener plus d'un vers le premier camp. Mais, au-delà de la mise en valeur méritée et plus que convaincante de Master…, il ne faut pas perdre de vue que c'est aussi l'aboutissement incontestable de la période avec Cliff Burton. Une période assez facile à distinguer dans la mesure où la basse était largement mise en valeur. Et pour cause. Loin d'être un simple bassiste, Cliff était à la fois une force motrice en termes de créativité et d'inspiration, mais aussi un caractère généreux et posé qui équilibrait, ou, mieux, "harmonisait" les relations au sein de Metallica. On le verra plus tard, son rôle de médiateur manquera plus d'une fois entre Lars Ulrich et James Hetfield. Certains pourront même se demander si Kirk Hammett n'a pas plus ou moins cessé de progresser après cet album, sans les coups de booster, mentaux et instrumentaux, de Cliff. 
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Metal - Paru le 28 août 2020 | EMI

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Beaucoup se souviennent du premier S&M (Symphony and Metallica) paru en 1999, les Four Horsemen y reprenaient leurs plus grands classiques avec l’Orchestre symphonique de San Francisco. Cette première itération était dirigée par Michael Kamen et avait été saluée autant par la critique que par les fans. La demande pour une seconde expérience du même acabit était énorme et est enfin devenue réalité en 2019. Dirigés cette fois-ci par Michael Tilson Thomas, l’Orchestre symphonique de San Francisco et Metallica proposent une vision plus épurée que celle choisie par Kamen vingt ans plus tôt. Au lieu d’ajouter de nombreuses couches de cuivres et de cordes comme l’avait fait Kamen, Tilson Thomas utilise vraiment l’orchestre dans le but de soutenir la musique des Californiens plutôt que de l’envelopper, conservant ainsi la sève des morceaux originaux, qui gagnent en intensité. Nous sommes vraiment face à une union entre deux univers et le sentiment de superposition du premier S&M disparaît. L’ouverture sur Ecstacy of Gold (Ennio Morricone) est grandiloquente et permet d’introduire l’instrumental Call of Ktulu avec une maestria presque jubilatoire. Metallica ne se prive pas non plus de s’aventurer dans des terres plus acoustiques (le groupe devenant de plus en plus enclin à revisiter ses morceaux dans des tonalités différentes) laissant James Hetfield et l’orchestre nous transporter dans une ambiance presque aérienne comme sur All Within My Hands. Pas seulement dans un rôle de faire-valoir, l’Orchestre de San Francisco met Metallica à son service pour des interprétations pertinentes et agréables de la Suite scythe de Serge Prokofiev (Tchoujbog et La Danse des esprits noirs) et The Iron Foundry Opus 19 (Alexander Mosolov). D’excellents choix qui parviennent à saisir à la gorge, à transmettre une ambiance des plus étonnantes. (Anesthesia) Pulling Teeth, instrumental composé et joué à l’origine par le regretté bassiste Cliff Burton, est ici repris par le contrebassiste Scott Pingel, seul, pour ce qui est le plus grand moment de ce concert. On peut regretter que Metallica n’ait pas omis certains classiques qui se prêtent moins à l’exercice, pour se laisser totalement aller à une proposition logique et plus profonde. S&M 2 surprend et émeut mais frustre aussi parfois. Les Four Horsemen semblent déterminés à vouloir emmener leur catalogue dans des directions surprenantes et se faire plaisir tout en nous faisant plaisir. On se demande bien où sera la limite, et c’est tant mieux. © Maxime Archambaud/Qobuz
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Metal - Paru le 25 août 1991 | EMI

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Metal - Paru le 3 mars 1986 | UMC (Universal Music Catalogue)

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Metallica plus fort que les Beatles ? En termes de puissance sonore, ça faisait peu de doutes, mais, si on s'en tient au travail de rééditions remasterisées accompagnées de "quelques" bonus, la palme reviendra aussi aux Four Horsemen, ne serait-ce qu'en comparant cette édition "deluxe" du troisième album au Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band Anniversary (Edition Super Deluxe) des Fab Four. Ici, vous trouverez l'équivalent de pas moins de dix CD remplis jusqu'au goulot pour ce Master Of Puppets que plus d'un considère précisément comme le Sgt. Pepper's de Metallica, à tort ou à raison. Il est vrai que l'on aura le plus grand mal à trouver un défaut dans la cuirasse de ce monument. Et sa longue gestation, mise en valeur à travers des archives à différents stades de développement, ne manquera pas de renforcer le sentiment que le groupe était touché par la grâce à ce moment précis de son évolution.Ce que quelques rares détracteurs reprochent essentiellement à cet album, c'est de ne pas avoir autant surpris que ses deux prédécesseurs. De fait, la structure générale de Master... et la majorité de ses titres peuvent être mis en parallèle avec Ride The Lightning, depuis le premier titre ultra speedé, Battery, dans la veine de Fight Fire With Fire, jusqu'au final épique sur Damage Inc. qui évoque diablement une version accélérée de Creeping Death, en passant par la fausse ballade à mi-parcours, Welcome Home (Sanitarium), qui reprend sensiblement les mêmes ingrédients que Fade To Black, sans oublier un instrumental finement ciselé, Orion, dont la parenté avec The Call Of Ktulu est toutefois très vague... Mais, si l'on peut effectivement considérer ce troisième effort comme une synthèse des deux précédents, on ne saura contester que Master…. est nettement plus abouti, dans la mesure où, pour la première fois, Metallica a eu le temps et les moyens de peaufiner ses compositions jusqu'à atteindre un stade qui frise la perfection. Même comparé à des productions récentes, l'album reste techniquement imparable et incomparable.Master ne divisait les fans que pour savoir s'il mérite le titre de meilleur Metallica ou celui du second ou du troisième, même si ça ne va jamais jusqu'au quatrième. La nouvelle perspective proposée ici ne pourra que ramener plus d'un vers le premier camp. Mais, au-delà de la mise en valeur méritée et plus que convaincante de Master…, il ne faut pas perdre de vue que c'est aussi l'aboutissement incontestable de la période avec Cliff Burton. Une période assez facile à distinguer dans la mesure où la basse était largement mise en valeur. Et pour cause. Loin d'être un simple bassiste, Cliff était à la fois une force motrice en termes de créativité et d'inspiration, mais aussi un caractère généreux et posé qui équilibrait, ou, mieux, "harmonisait" les relations au sein de Metallica. On le verra plus tard, son rôle de médiateur manquera plus d'une fois entre Lars Ulrich et James Hetfield. Certains pourront même se demander si Kirk Hammett n'a pas plus ou moins cessé de progresser après cet album, sans les coups de booster, mentaux et instrumentaux, de Cliff. 
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Metal - Paru le 26 juillet 1984 | EMI

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Après avoir écrit un pan d’histoire avec leur précédent album Kill ‘Em All, la bande à Hetfield et Ulrich ne s’est pas pour autant reposée sur ses lauriers. Metallica pouvait être bien plus, et les Californiens voulaient le prouver. Sans renier la fougue du premier opus, les Four Horsemen reviennent un an plus tard en juillet 1984 avec Ride The Lightning. Reprenant les bases de Kill ‘Em All, le groupe laisse encore plus d’espace à son bassiste et musicien de génie, Cliff Burton. Ce dernier, véritable affamé de découvertes, passe des heures chaque jour à écouter de la musique de tous horizons, constituant un vaste éventail d’influences. C’est ainsi que l’introduction se révèle beaucoup plus mélodique que prévu sur le premier morceau de la galette, Fight Fire With Fire, avant de laisser les décibels se déchaîner.Plus matures, les compositions sont sublimées par le travail du guitariste soliste Kirk Hammett, avec des passages très mélodiques et inspiré, même si l’élève de Satriani sait aussi faire parler la poudre. On pense notamment à Fade to Black (classique parmi les classiques) qui, au-delà de son agressivité de façade, parvient à se mouvoir dans des territoires plus nébuleux, offrant une vraie plus-value à la musique du groupe. The Call of Ktulu, morceau instrumental qui conclut l’album, est né des pérégrinations musicales de Dave Mustaine (Megadeth) à l’époque de son court passage dans Metallica. Il est ici repris de main de maître par Cliff Burton, qui restructure le morceau, entremêlant le côté épique de Metallica et ce mélodisme totalement nouveau mais si bénéfique au storytelling des morceaux. Ceux qui sont à la recherche de sensations fortes ne resteront cependant pas sur la touche, avec de belles pièces de virulence comme Ride the Lightning, Trapped Under Ice ou encore l’incroyable et tyrannique For Whom the Bell Tolls et son introduction jouée à la basse avec un son supersaturé. Ce second opus est un must-have bien plus représentatif de ce que deviendra le groupe, symbolisant les derniers errements avant l’affirmation et la grandeur. © Maxime Archambaud/Qobuz
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Metal - Paru le 25 août 1988 | UMC (Universal Music Catalogue)

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En 1988, alors que donner un digne successeur à l'incomparable monument Masters of Puppets semblait insurmontable, Metallica devait surtout survivre à la disparition de Cliff Burton, qui, plus qu'un bassiste, était devenu une sorte de guide spirituel et musical essentiel. S'ils ont fait appel bien plus tard à un psy (voir le film Some Kind of Monster), c'est au moment de se lancer dans la préparation de ce quatrième album que Lars Ulrich, James Hetfield et Kirk Hammett en auraient eu le plus besoin. Et probablement ce pauvre Jason Newsted aussi,  le remplaçant devenu le souffre-douleur du groupe, surtout sur cet album où il a été “éliminé” au mixage. Même si Lars et James ont juré qu'ils ne remixeraient pas …AJFA pour réintégrer la basse, elle est néanmoins nettement plus présente sur ce remaster. Tout comme elle l'est dans les nombreux titres live inclus dans cette réédition.Consciemment ou pas, les trois rescapés de l'accident de tour bus qui a été fatal à Cliff le 27 septembre 1986 ont cherché à enregistrer l'album qu'aurait aimé ce dernier. Sachant qu'il avait élargi l'univers musical du groupe, lui qui avait suivi une formation musicale très poussée et dont les goûts allaient de Bach au rock progressif en passant par le punk des Misfits, le hard rock bluesy de Thin Lizzy ou le southern rock de Lynyrd Skynyrd ou des Allman Brothers… Il est évident que Lars et James ont pris le contrôle de Metallica au cours de cette période, mais ils ont poussé à leur paroxysme les compositions alambiquées, le contenu de …AJFA prenant des allures d’un énorme buffet aux mille tiroirs. On sent que la tâche n'a pas été simple pour Kirk et surtout Jason, comme en attestent les nombreuses ébauches et maquettes proposées avec cette réédition (depuis les premières cassettes audio de James en 1986 jusqu'aux séances avec tout le groupe d'octobre 1987 à janvier 1988).Si l'ombre de Cliff plane sur l'album le plus “progressif” de Metallica, qui n'a pas fait l'unanimité à sa sortie, le groupe prendra une tout autre direction par la suite. Il pouvait de toute façon difficilement aller plus loin dans le délire expérimental. Paradoxalement, c'est sur …AJFA qu'on trouve le premier succès grand public du quartet, One, ou au moins la version raccourcie qui a pu passer sur MTV grâce au tout premier clip de Metallica. © Jean-Pierre Sabouret/Qobuz
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Metal - Paru le 1 janvier 1999 | EMI

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Metal - Paru le 18 novembre 2016 | EMI

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Et Metallica mit fin à huit années de silence ! Premier enregistrement studio du gang californien depuis Death Magnetic publié en 2008, Hardwired…To Self-Destruct est même un double album ! Douze titres essentiellement signés James Hetfield et Lars Ulrich (pour la première fois, Kirk Hammett n’a pas participé à l’écriture) qui résument les multiples facettes de l’art de ces maîtres du thrash metal. Ce dixième album passe en effet en revue tout ce que James Hetfield, Lars Ulrich, Kirk Hammett et Robert Trujillo sont capables de jouer. Titres accrocheurs et refrains obsédants, Metallica n’avait pas été aussi efficace depuis des lustres, revenant d’une certaine manière à leurs fondamentaux. Au point qu’on slalome ici entre les titres en pensant à leurs chefs d’œuvre passés, qu’il s’agisse de Master Of Puppets, Ride The Lightning, ...And Justice For All ou du Black Album. Côté solo, Hammett fait d’hallucinantes étincelles, ce qui n’étonnera guère ses fans. De son côté, au micro, Hetfield a fait murir sa voix comme jamais, capable de sortir des rugissements surpuissants comme des passages plus subtiles. Surtout, Hardwired…To Self-Destruct possède des chansons parmi les meilleures de Metallica. Spit Out The Bone qui boucle ce double opus est à cet égard une composition impressionnante de savoir-faire. Enfin, sur Murder One, le groupe rend hommage à l’une de ses idoles défuntes : Lemmy de Motörhead ! © CM/Qobuz
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Metal - Paru le 24 juillet 1983 | EMI

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Kill ‘Em All est le premier album de Metallica, et il est la pierre angulaire de ce que l’on nommera peu de temps après le speed metal ou le thrash metal. Avant le 25 juillet 1983, aucun album n’avait montré un tel déferlement d’énergie, de violence et d’extrême, jusqu’à la pochette. Initialement intitulé Metal Up Your Ass (refusé par le label Megaforce), la pochette devait être ornée d’une main tenant solidement une épée et sortant avec véhémence d’une cuvette. Finalement, elle présentera une flaque de sang à côté de laquelle trône un marteau dont une main tente de se saisir. Dans les deux cas, le message est plutôt clair.L’album s’ouvre avec l’hyper-rapide Hit the Lights, son riff entêtant et son beuglement sauvage, avec un côté presque punk dans l’exécution comme dans le son. Tout est trop rapide, trop fort, comme ce Motorbreath sorti tout droit de l’enfer avec sa batterie acérée comme une lame de rasoir. Le disque contient surtout Seek and Destroy, le premier vrai classique du groupe, comme un hommage aux groupes adorés par Lars Ulrich (batterie) et James Hetfield (guitare/chant), Diamond Head et Saxon. Sous stéroïdes, évidemment. Kill ‘Em All peut aussi remercier le guitariste Dave Mustaine, viré du groupe quelques jours avant l’entrée en studio et remplacé par Kirk Hammett. Le futur leader de Megadeth est en effet le compositeur de quatre titres sur l’album. Une multitude de groupes (Slayer, Exodus, Anthrax pour ne citer qu’eux) emboîteront le pas à Metallica après cette sortie qui allait mener les Four Horsemen au panthéon du metal.© Maxime Archambaud/Qobuz
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Metal - Paru le 1 janvier 2009 | EMI

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Metal - Paru le 1 janvier 1998 | EMI

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Metal - Paru le 1 janvier 2008 | EMI

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Metal - Paru le 1 janvier 2009 | EMI

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Metal - Paru le 1 février 2019 | EMI

Metallica s'invite dans votre salon et, cette fois, ça ne fera pas hurler les voisins. Telle est la proposition de ce live plus ou moins acoustique dont le groupe semble avoir particulièrement soigné la préparation. Il faut préciser qu'il est devenu un habitué de l'exercice, depuis l'invitation de Neil Young à l'un de ses concerts annuels pour le Bridge School Benefit les 27 et 28 octobre 2007. On pourra dès lors comparer les versions de 6 morceaux qui avaient déjà été retenus à l'époque avec celles revues et corrigées le 3 novembre 2018 pour un autre concert caritatif, cette fois destiné à la fondation créée par les musiciens (AWMH, pour All Within My Hands). L'événement et la vente aux enchères qui l’ont accompagné ont rapporté plus de 1,3 million de dollars. Comme disait James Hetfield au cours de la soirée : "Ma maman doit être fière…"Oui, elle peut, surtout avec ce live qui montre Metallica sous son meilleur jour, dans une formation "augmentée", avec David Phillips à la pedal-steel, Avi Vinocur aux chœurs et à la mandoline, Henry Salvia aux claviers et Cody Rhodes aux percussions. La surprise est de taille dès ce Disposable Heroes d'une rare intensité, où pas une seconde on ne songe à regretter ou même à chercher les guitares électriques. Certes, on aurait apprécié des reprises moins prévisibles que celles de Deep Purple (When a Blind Man Cries), Blue Öyster Cult (Veteran of the Psychic Wars, dans une version nettement moins catastrophique qu'en 2007), Bob Seger (Turn the Page) ou Nazareth (Please Don’t Judas Me). Ou même des morceaux de leur répertoire plus inattendus. Mais les musiciens sont dans une telle forme et maîtrisent les arrangements les plus incongrus, comme ce parfum country qui se dégage ici ou là, que l'on pourrait presque croire que les incontournables Nothing Else Matters ou Enter Sandman sont de nouveaux titres. On peut dès lors rêver que ce vent de liberté artistique puisse aussi souffler sur le prochain album. Signe qui ne trompe pas, l'interprétation poignante de Bleeding Me donne même envie de redécouvrir Load. © Jean-Pierre Sabouret/Qobuz  
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S&M

Metal - Paru le 1 janvier 1999 | EMI

Il est clair que les métalleux et les fans de musique classique étaient préparés à passer une soirée très spéciale lorsque Metallica et l'orchestre symphonique de San Francisco ont joué ensemble au Berkeley Community Theater. "The Call of Ktulu", qui n'avait jamais été joué sur scène auparavant, était destiné à faire ses débuts de cette façon. La profondeur de l'instrumental épique est renforcée par les partitions emphatiques de Michael Kamen, qui réussit à apporter une nouvelle approche au travail du groupe, comme il l'avait déjà fait sur l'album éponyme de Metallica de 1991. Il en va de même pour le grand classique de speed metal "Master of Puppets". "Hero of the Day" fonctionne très bien, avec son ton mélodique souligné par l'orchestre. Et l'hymne contre la guerre "One" semble avoir été créé pour recevoir le traitement d'un orchestre classique. © TiVo
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Metal - Paru le 1 janvier 1998 | EMI

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Metal - Paru le 25 août 1988 | EMI

Deux ans après la percée de Master of Puppets et la disparition du bassiste Cliff Burton, remplacé par Jason Newsted, la formation metal californienne Metallica revient en 1988 avec ...And Justice For All, double album de thrash progressif, tranchant radicalement avec le jovial maxi The $5.98 E.P.: Garage Days Re-Revisited de 1987. Marqué par une production sèche et aérée et des basses en retrait, l'album propose les compositions les plus complexes et ambitieuses du groupe en date, servant de lit au portrait apocalyptique dressé par James Hetfield d'une société en déclin et continue d'imposer Metallica grâce à "One", son premier titre clippé. A l'occasion de ses trente ans, ...And Justice For All reçoit un traitement Super Deluxe en 2018, permettant d'apprécier sa genèse et proposant plusieurs prestations live d'époque. © TiVo
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