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Maria Callas

Maria Callas, soprano américaine d'origine grecque, est née à New York le 2 décembre 1923. Icône même de la diva, tant par la réussite exceptionnelle de sa vie professionnelle que par sa vie privée mouvementée, « la Callas » marquera profondément l'art lyrique du siècle dernier en bouleversant l'approche dramatique du jeu d'acteur. Et sans nul doute la cantatrice la plus célèbre de la seconde moitié du XXe siècle, à la fois par le timbre très particulier de sa voix, son registre étendu, son extrême virtuosité alliée à son phrasé à nul autre pareil et son immense talent de tragédienne, lui permettant d'incarner littéralement les personnages qu'elle interprète. De tessiture soprano, elle aborde une large gamme de rôles allant du soprano lyrique léger au mezzo dramatique. Son excellente technique et sa musicalité lui permet d'aborder très tôt des styles aussi différents que les héroïnes de Verdi (Nabucco, Macbeth, Rigoletto, Il Trovatore, La Traviata, Un ballo in maschera, I vespri siciliani, La forza del destino, Aida, Don Carlo), de Rossini (Il turco in Italia, Il barbiere di Siviglia, Armida), de Ponchielli (La Gioconda), de Spontini (La Vestale), de Bellini (Norma, I Puritani, La sonnambula, Il pirata), de Cherubini (Medea, qu'elle incarna dans le film de Pasolini), de Donizetti (Lucia di Lammermoor, Poliuto, Anna Bolena), de Puccini (Tosca, Turandot, Madama Butterfly, La Bohème, Manon Lescaut), de Beethoven (Fidelio), de Eugen d'Albert (Tiefland), de Wagner (Tristan und Isolde, Parsifal, Die Walküre), de Giordano (Andrea Chénier, Fedora), de Gluck (Alceste, Orphée et Eurydice), de Delibes (Lakmé), de Bizet (Carmen).



Mais, de tous les opéras qu'elle aura interprétés, les plus marquants restent sans conteste La Traviata et Norma.



Une vie mouvementée : Ánna María Kekilía Sofía Kalogeropoúlou naît à New York le 2 décembre 1923 de George et Evangelia Kalogeropoúlou, un couple grec émigré aux États-Unis qui a déjà une fille, Lakhinta dite Jackie. En 1929, ses parents simplifient leur nom en Callas. Le père dirige une pharmacie dans le quartier grec de Manhattan. La famille mène une vie modeste, ce qui n'empêche pas Evangelia de rêver pour ses filles d'une carrière artistique. En 1937, le couple se sépare et Evangelia retourne à Athènes avec ses deux filles.



Bien que trop jeune (elle n'a que 13 ans à cette époque mais sa mère ment sur son âge), María entre au Conservatoire d'Athènes où elle étudie le piano et le chant avec Maria Trivela puis Elvira de Hidalgo, qui deviendra sa confidente. Elle débute à 17 ans dans l'opérette Boccaccio de Franz von Suppé puis interprète pour la première fois en 1942 sur la scène de l'Opéra national un rôle qui deviendra l'un des plus marquants de sa carrière, Tosca. En 1945, après une soixantaine de récitals, elle part retrouver son père à New York. Sa carrière prend un tournant décisif en 1947 lorsque la basse Nicola Rossi-Lemeni la présente au ténor Giovanni Zenattelo (1876-1949) venu aux États-Unis à la recherche d'une soprano pour chanter La Gioconda de Ponchielli aux arènes de Vérone et qui l'engage séance tenante. Le chef d'orchestre italien Tullio Serafin dirige l'ouvrage et peu à peu décèle les extraordinaires possibilités de la jeune diva, comme il l'avait fait auparavant avec Rosa Ponselle. C'est lui qui fera de Maria « la Callas ». Alors qu'elle chante La Walkyrie de Wagner à la Fenice de Venise, il la fait engager pour remplacer au pied levé le rôle principal des Puritains de Bellini. Elle alterne ainsi dans le même mois un des rôles les plus lourds et l'un des plus brillants du répertoire, soumettant sa voix à d'énormes tensions apparemment sans efforts.



Le 21 avril 1949, elle épouse à Vérone Giovanni Battista Meneghini, patron d'une entreprise de briques, féru d'opéra. De trente ans son aîné, il veille sur sa carrière en devenant son impresario et manager. Dès lors sa notoriété ne cesse de croître jusqu'à faire d'elle l'une des principales stars de la scène lyrique. Entourée des plus remarquables artistes du siècle (Boris Christoff, Mario Del Monaco, Giuseppe Di Stefano, etc.), María Callas se produit sur les plus grandes scènes (New York, Londres, Paris, Milan, Venise, Rome, Buenos Aires, Mexico) mais fait aussi la première page des journaux tant par son caractère difficile que par sa rivalité mémorable avec Renata Tebaldi et ses querelles avec des directeurs d'opéra dont celui de la Scala de Milan, Ghiringelli, ce qui lui vaudra d'être écartée un temps du prestigieux opéra.



De constitution plutôt robuste, elle perd plus de 30 kilos en 1954 - alors qu'elle chante Médée de Chérubini -, à la suite d'un régime (selon certaines sources, à cause d'un ténia). Sa nouvelle silhouette longiligne attire l'intérêt des grands couturiers et elle devient l'une des femmes les plus élégantes du moment. Elle fait la une de Time Magazine en 1956. Désormais, les magazines s'intéressent autant à ses apparitions « people » et à sa vie privée qu'à ses prestations scéniques. Elle coupe également les ponts avec sa mère à laquelle elle n'adressera plus la parole de sa vie.



En 1957, la journaliste Elsa Maxwell lui présente à Venise l'armateur grec milliardaire Aristote Onassis, séducteur aux multiples aventures, dont elle devient la maîtresse au cours d'une croisière sur son yacht en juillet 1959, à laquelle elle est conviée avec son mari. Elle divorce en octobre de la même année et accouche quelques mois plus tard d'un enfant, Omerio Langrini qui, né prématurément à Milan, mourra quelques heures après sa naissance. Elle ralentit sa carrière pour se consacrer à Onassis. En 1966, elle obtient la nationalité grecque ainsi que l'annulation de fait de son mariage, espérant pouvoir ainsi officialiser sa relation. Mais Onassis épouse le 20 octobre 1968 une autre femme célèbre Jacqueline Kennedy, veuve du président des États-Unis John F. Kennedy assassiné en 1963. Blessée dans son orgueil, mais toujours profondément amoureuse, Maria Callas lui restera néanmoins fidèle : durant le séjour d'Onassis à l'Hôpital Américain de Neuilly pour une pneumonie, elle seule ira le voir régulièrement, lui apportant soutien et attentions.



Retirée de la scène à partir de 1965 après quelques derniers concerts à Londres et Paris, elle se consacre à l'enseignement et aux récitals. En 1971-1972, elle est directrice de la Juilliard School de New York, où elle est également professeur pour les cours d'interprétation (Master classes). Elle y prend soin d'expliquer, de détailler et de raisonner tous les rôles abordés par ses étudiants. Elle débute une liaison avec le ténor Giuseppe Di Stefano. En 1973, Di Stefano lui propose de faire en sa compagnie une tournée internationale de récitals, afin de collecter de l'argent pour financer le traitement médical de sa fille. Pour Maria Callas, c'est un succès sur le plan personnel mais un échec sur le plan artistique, sa voix étant prématurément et irrémédiablement abîmée par les nombreuses prises de rôles successives trop extrêmes effectuées vingt ans plus tôt.



À partir de 1974, elle se retire du monde dans son appartement parisien du 36 avenue Georges-Mandel. La mort d'Aristote Onassis en 1975 achève de la murer dans sa solitude. Épuisée moralement et physiquement, prenant alternativement des barbituriques pour dormir et des excitants dans la journée, elle décède brutalement d'une embolie pulmonaire le 16 septembre 1977, à l'âge de 53 ans. Elle est incinérée au cimetière du Père-Lachaise où une plaque (division 87) lui rend hommage. Après le vol de l'urne funéraire, retrouvée quelques semaines plus tard, ses cendres (ou ce que l'on pense être comme telles) seront dispersées en mer Egée.

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