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Musique de chambre - Paru le 17 janvier 2020 | Ricercar

Hi-Res Livret
Instrument éphémère depuis longtemps disparu, l’arpeggione tient un peu de l’alliance impossible de la carpe et du lapin. Sorti tout droit de la fantaisie débridée du luthier autrichien Johann Georg Stauffer, spécialisé en guitares, cet instrument inventé en 1823 est précisément une sorte de guitare à six cordes que l’on joue avec un archet. Son jeu était particulièrement mal commode, les six cordes et la forme du chevalet rendant le passage de l’archet délicat. L’arpeggione a rejoint depuis longtemps la cohorte des bizarreries instrumentales peuplant à jamais les vitrines poussiéreuses des musées, témoignages de la créativité d’inventeurs curieux. Guitariste lui-même comme beaucoup de jeunes hommes romantiques, Schubert s’est intéressé à cet instrument au point de lui consacrer une sonate. Principalement jouée aujourd’hui au violoncelle, elle a été rendue célèbre au XXe siècle par les enregistrements légendaires d’Emanuel Feuermann en 1937 puis de Rostropovitch avec Benjamin Britten au tout début des années 1960. Elle fait maintenant partie du répertoire de tous les violoncellistes. Guido Balestracci a imaginé un programme autour de cette fameuse sonate avec des transcriptions d’œuvres de Schubert pour des instruments rares : forte-piano, terz guitar, archlute et, bien sûr, un arpeggione reconstitué par le luthier italien Paolo Giuseppe Rabino en 2011 d’après un instrument fabriqué à Prague au XIXe siècle. Si cette réhabilitation n’est pas une première au disque, elle permet néanmoins de retrouver une sonorité étrange que l’on croyait perdue. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 1 mai 2004 | Zig-Zag Territoires