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Jazz - Paru le 30 novembre 2018 | Pirouet Records

Hi-Res Distinctions 5 Sterne Fono Forum Jazz
Discret mais essentiel. Le pianiste Kenny Werner traverse l’histoire du jazz à pas feutrés. Une réserve naturelle qui ne l’a pas empêché de publier une bonne quarantaine d’albums. Toujours porté par une spiritualité sincère, son jeu est loué par ses confrères qui connaissent la valeur de ce New-Yorkais ayant accompagné Charles Mingus, Archie Shepp, Mel Lewis, Ron Carter, Toots Thielemans, Joe Lovano, Dizzy Gillespie, Bob Brookmeyer, Joe Henderson, Al Cohn, Tom Harrell, Chris Potter, Brian Blade ou Lee Konitz. Quant à son enseignement reconnu (Brad Mehldau fut l’un de ses élèves), il souligne son dévouement total à ce jazz à qui il a donné toute sa vie.Avec le bien nommé The Space, Werner s’attaque à l’épreuve du feu du disque solo. Mieux, il vise la beauté ultime ! Une sorte d’excellence qui l’a toujours guidé mais qu’il veut graver dans la cire (même numérique) pour rappeler l’éternel et indéfectible credo : less is more. Son ambition est telle – et surtout justifiée – qu’on le sent ici en conversation spirituelle avec d’illustres confrères comme Keith Jarrett (dont il reprend ici Tokyo Encore) ou Bill Evans (il revisite le You Must Believe in Spring de Michel Legrand, cher au pianiste disparu en 1980). Mais Kenny Werner est assez intelligent, et surtout unique, pour proposer ses propres sculptures sonores, loin de celles de ses aînés. Des œuvres amples où règnent l’espace, le silence et le non-dit. © Marc Zisman/Qobuz

L'interprète

Kenny Werner dans le magazine