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John Eliot Gardiner

C’est un des principaux acteurs du renouveau qui souffle si fort sur la musique des XVIIe et XVIIIe siècles depuis une cinquantaine d’années dans le monde. Petits effectifs, instruments anciens ou recopiés, recherche des articulations et des modes de jeu en s’aidant des traités d’interprétation des époques concernées, telles sont les préoccupations des musiciens historiquement renseignés. C’est en 1964 déjà que John Eliot Gardiner crée le Monteverdi Choir. Il a tout juste 20 ans et sort de ses études d’histoire et d’arabe au King’s College de Cambridge. Il a travaillé en parallèle la musique avec Thurston Dart, un des pionniers de la musique ancienne en Angleterre, et est venu deux ans à Paris auprès de Nadia Boulanger ce qui a fait de lui un francophone, et un francophile, averti.



En 1967, il glane ses premiers succès en dirigeant les Vêpres de la Vierge dans sa propre édition basée sur des textes historiques. Le succès aidant il adjoint un ensemble instrumental au chœur originel et commence à explorer un vaste répertoire, Rameau, Bach et Händel avant d’explorer la musique de Mozart et Beethoven. En 1982, il dirige à Aix-en-Provence la création mondiale des Boréades, dernier opéra de Jean-Philippe Rameau dont les répétitions avaient été interrompues à la suite de la mort du compositeur en 1764. Le succès est immense et le monde musical découvre un chef-d’œuvre de modernisme et d’invention. Gardiner reste attaché à la France où il est pendant plusieurs années le directeur musical de l’Opéra de Lyon, dirigeant de mémorables spectacles où Mozart côtoye Chabrier avec un même bonheur. En 1993, le chef anglais dirige une autre création d’un chef-d’œuvre oublié, la Messe solennelle de Berlioz que l’on croyait détruite par le compositeur.



C’est à cette époque que Gardiner crée une nouvelle phalange, l’Orchestre Révolutionnaire et Romantique qui lui permet d’envisager un répertoire différent, enregistrant une sensationnelle intégrale des symphonies de Beethoven qui fit date en changeant radicalement les habitudes d’écoute. A l’orée de l’an 2000, il dirige, et enregistre dans la foulée, l’intégrale des cantates religieuses de Johann Sebastian Bach à l’occasion du 250e anniversaire de sa mort. C’est un projet discographique unique réalisé d’abord par DG, puis sous le propre label de Gardiner, Soli Deo Gloria, en hommage à la devise de Bach. Chaque cantate est enregistrée lors de concerts captés dans l’Europe entière avec les meilleurs chanteurs d’aujourd’hui. L’intégrale comprend 57 CD. Gardiner ne s’en tient pas là. A la suite de cette somme musicale il a publié un ouvrage de 700 pages consacré au Cantor, sous le titre Musique au château du ciel dans son édition française. Son amour pour Monteverdi est toujours aussi vivace, puisque Gardiner a organisé une tournée mondiale en 2017 avec la fameuse trilogie monteverdienne dans ses bagages, Orfeo, Le Retour d’Ulysse et Le Couronnement de Poppée, à l’occasion des 450 ans de la mort du compositeur.



FH/QOBUZ/janvier 2018

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