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Ivo Pogorelich

Le pianiste croate Ivo Pogorelich est né le 20 octobre 1958 à Belgrade (Yougoslavie) d’un père contrebassiste qui le mettra dès l’âge de sept ans devant un clavier. Comme son fils est doué, celui-ci décide de le faire entrer au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou que le jeune garçon intègre dans sa douzième année. Six ans plus tard, en 1976, Ivo Pogorelich entre dans la classe de la pianiste géorgienne Aliza Kezeradze (1937-1996), héritière de la grande tradition de Liszt et Siloti — qu’il épouse en 1980 — dont il ne cessera de louer les qualités de l’enseignement alliant perfection technique, qualité de la sonorité, richesse des couleurs, différenciation interprétative, autant d’aspects qui le marquent durablement.

Sa carrière est lancée de façon paradoxale. En effet, son élimination au Concours international de piano Frédéric Chopin provoque la démission fracassante de Martha Argerich. Pour elle, le jeune pianiste est ni plus ni moins qu'un génie. Cette appréciation est reprise par la presse qui lui décerne le Prix de la critique. Ainsi porté au firmament, Ivo Pogorelich donne son premier concert au Carnegie Hall en 1981.

Le jeune pianiste frappe ses interprétations du sceau de sa personnalité iconoclaste. Doublée d’une préparation rigoureuse qui ne laisse rien au hasard, sa lecture analytique des œuvres — souvent étirées par des tempi très lents qui entraînent jusqu’à la déstructuration de la partition — est soutenue et rehaussée par une technique magistrale, un jeu superbement contrasté et une sonorité profonde. Mais l'analyse tend à prendre le pas sur la spontanéité du discours musical et déroute l’auditeur. Sa vision radicalement engagée alimente la controverse et inspire des propos tranchés à son encontre, certains estimant péremptoirement (notamment la presse suisse) qu’il s’égare tragiquement à force de saborder son immense talent.

Depuis la disparition de sa femme, qui fut aussi son mentor jusqu’à la fin de sa vie (elle est emportée par un cancer en 1996), Ivo Pogorelich ne fait plus que quelques rares apparitions sur scène et s’éloigne des studios d’enregistrement. L'album Chopin, Haydn, Mozart, publié par sa maison de disque Deutsche Grammophon en septembre 2007, est suivi d'une longue période de silence. Il reprend le chemin des salles de concerts en 2013 et, plus de vingt après son dernier opus chez DG, revient sur la scène discographique en signant, cette fois pour Sony Classical, un programme Beethoven-Rachmaninoff aussi sérieux qu'audacieux. © Qobuz

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