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Genesis

L’aventure Genesis débute à la fin des années 1960, dans le Surrey, au sud de Londres. Les membres fondateurs Peter Gabriel, Mike Rutherford, Tony Banks et Anthony Phillips livrent leur discret premier effort From Genesis to Revelation en 1969. La composition du groupe commence déjà à évoluer dès leur deuxième album en 1970 avec l’arrivée de John Mayhew à la batterie. Trespass intègre timidement mais sûrement des éléments du rock progressif qui définira Genesis par la suite. L’arrivée de Phil Collins pour remplacer John Mayhew à la batterie apporte un nouveau souffle au groupe qui, malgré le départ du guitariste Anthony Phillips – victime d’un trac maladif sur scène –, se stabilisera entre 1971 et 1975 avec l’arrivée de Steve Hackett. En plus de ses qualités de percussionniste, Collins épaule Peter Gabriel au chant et à la composition, notamment sur The Musical Box, pièce centrale de Nursery Cryme, sorti en 1971. Les albums suivants, considérés aujourd’hui comme emblématiques du rock progressif (Foxtrot, Selling England by the Pound ou encore le concept-album The Lamb Lies Down on Broadway) consolident encore la place de Genesis comme un des groupes phares de la scène britannique des années 1970.


En 1975, après un concert à Besançon en France, l’extravagant Peter Gabriel annonce sa décision de quitter le groupe. Le jeune père, qui ne voulait pas “se faire avaler par cette machine”, commencera sa carrière solo en 1977 avec le succès que l’on connaît. Le groupe devient quatuor et Phil Collins prend la place de chanteur, en plus d’assurer la batterie lors des enregistrements studio. Chester Thompson, ancien batteur de Weather Report et de Frank Zappa, sera néanmoins recruté pour les répétitions et les concerts, laissant à ces occasions Collins le devant de la scène.


En 1977, c’est au tour du guitariste Steve Hackett de quitter le navire, lui qui avait déjà commencé en 1975 son aventure solo. L’album de 1978 …And Then There Were Three… résume la situation du groupe, qui, malgré tout, commence à jouir d’une renommée mondiale en diluant son rock progressif dans un style pop un peu plus conventionnel. Les albums des années suivantes (Duke, Abacab, Genesis, Invisible Touch) seront des succès commerciaux tout en intégrant progressivement de nouveaux outils à la palette du groupe, comme des boîtes à rythme ou des synthétiseurs.


Les membres de Genesis peuvent alors pleinement s’épanouir dans leurs projets solos respectifs. Après une pause de quelques années, We Can't Dance sort en 1991. Ce sera le dernier album de Phil Collins en tant que membre de Genesis, et un immense succès populaire. Le disque s’écoulera à 10 millions d’exemplaires, tirés par les deux tubes martelés par MTV, I Can’t Dance, dans lequel les Anglais se moquent de la musique de club, et Jesus He Knows Me, pour lequel Phil Collins se grime en télévangeliste.


Même s’il a été habitué au départ de plusieurs de ses membres depuis sa création, celui de Collins est un coup dur pour le groupe qui ne retrouvera plus vraiment son élan malgré l’intégration de Ray Wilson comme nouveau chanteur. Il pourra cependant se féliciter d’avoir donné naissance à deux superstars : Peter Gabriel et Phil Collins. © Alexander Fay – Août 2021/Qobuz

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