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Ella Fitzgerald

« Ella, elle l'a, Ce je n'sais quoi, Que d'autres n'ont pas, Qui nous met dans un drôle d'état… » chantait France Gall en 1987, en hommage à celle que le métier du jazz aux Etats-Unis a surnommé « The First Lady Of Song », la première dame de la chanson, et a récompensé de 13 Grammy Awards. Ella, aux côtés de Billie Holiday, Sarah Vaughan, Dinah Washington, Nina Simone, est considérée comme la plus grande chanteuse de jazz. Sa virtuosité, son swing, sa tessiture couvrant pas moins de trois octaves, son charisme, n’ont jamais été égalés. Certains considèrent même qu’elle a magnifié le scat au point que personne n’a pu, depuis, lui venir à la cheville. Ella Fitzgerald, auprès des Louis Armstrong, Duke Ellington, Count Basie, a porté l’art du jazz si haut qu’il ne peut, après elle, qu’être différent et partir dans une autre direction.

Ella Jane Fitzgerald naît le 25 avril 1917 à Newport News en Virginie. Elle grandit près de New York. Sa mère travaille dans une blanchisserie, son père ayant abandonné le domicile conjugal peu de temps après sa naissance. Elle rêve alors d'être danseuse.

Elle commence à chanter à 16 ans en 1934 au théâtre Apollo de Harlem à New York dans une des premières Amateurs Nights qu'elle remporte, contribuant autant à la gloire de l'Apollo qu'à la sienne. Elle est remarquée par l'orchestre de Chick Webb, qui l'engage et se produit au Savoy de Harlem. Elle enregistre quelques tubes avec lui, If You Can't Sing It, You'll Have to Swing It, Love and Kisses, mais c'est sa version de la berceuse A Tisket, a Tasket, titre qu’elle a elle même composé, qui la fit connaître. Quand Chick Webb meurt en 1939, l'orchestre continue sous le nom de « Ella Fitzgerald and Her Famous Orchestra ».

Elle commence une carrière solo en 1941. Au début, chanteuse de swing, elle aborde aussi le bebop. Sarah Vaughan est une de ses seules rivales dans ce domaine. Elle est la reine du scat, et elle joue et se joue du blues, de la samba, du gospel etc., et même des chants de Noël. Ses concerts sont souvent enrichis par des imitations d'autres chanteurs; elle imite en particulier à la perfection les voix et les gestes aussi bien de Rose Murphy que de Louis Armstrong. En 1942, elle apparaît dans le film du duo comique Abbott et Costello, Deux nigauds cow-boys, réalisé par Arthur Lubin.

Selon ses propres mots, c'est Marilyn Monroe qui lui apporte un grand soutien à sa carrière en l'imposant littéralement au Mocambo Club de Los Angeles. En effet, Marilyn, très grande admiratrice d'Ella Fitzgerald, téléphone en personne au patron du club et lui demande de programmer la chanteuse contre la promesse de réserver, chaque soir où elle se produirait, une table au premier rang. Ne pouvant refuser une telle publicité, le patron accepte et Marilyn tient parole.

Ella quitte Decca en 1955. La compagnie Verve est créée pour elle par son manager Norman Granz. C’est lui qui l’impose mondialement en lui faisant enregistrer des disques qui deviendront de très grands classiques du jazz, les fameux Song Books, dédiés aux grands compositeurs américains : George Gershwin, Cole Porter, Jerôme Kern, Rodgers & Hart, etc. Avec l'orchestre de Duke Ellington, elle fait des tournées en Europe et en Amérique du Nord. Elle se produit en concert avec tous les plus importants groupes et solistes comme Oscar Peterson, Count Basie (On the Sunny Side of the Street), Roy Eldridge, Joe Pass (Speak Love), Dizzy Gillespie et le trio de Tommy Flanagan. Elle chante aussi avec d'autres voix du jazz comme Nat King Cole ou Frank Sinatra. Son rôle s’apparente à celui d’une « instrumentiste de la voix ».

Porgy and Bess est son enregistrement le plus connu, avec Louis Armstrong pour partenaire mais on leur doit également le célèbre Ella and Louis puis Ella and Louis Again, deux énormes succès. Ella apparaît avec Peggy Lee comme actrice et chanteuse dans le film de Jack Webb, Pete Kelly's Blues. Elle l’appercoit également dans les films Ride 'Em Cowboy, St. Louis Blues, et Let No Man Write My Epitaph. En tournées incessantes, son diabète la rend aveugle et conduit les médecins à l'amputer des deux jambes en 1993. Ella meurt d'une crise cardiaque le 15 juin 1996 à Beverly Hills, à l'âge de 79 ans.

Les amateurs retiennent ses improvisations extraordinaires qui ont fait dire à Charlie Parker : « Si Ella avait joué de saxophone, on se serait tous trouvé au chômage ». Retenons celle, en concert, sur Mack the Knife (extrait de L'Opéra de quat'sous) lors d'un concert à Berlin en 1960, morceau au cours duquel elle a eu un trou de mémoire et qu'elle poursuit sans hésitation en alternant scat et paroles improvisées, ou encore, son extraordinaire version de Mr Paganini ou How High the Moon. Une autre de ses improvisations fameuses a lieu au cours d'un concert à Antibes / Juan-les-Pins à l'été 1964, alors qu'elle se produit dans la Pinède Gould à l'occasion du Festival Jazz à Juan, quand elle rend hommage aux cigales qui y chantent (The Cricket Song). Ella Fitzgerald demeure au Panthéon de tout amateur de jazz vocal, elle est tout simplement, prodigieuse. © JMP/Qobuz

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