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Les albums

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Rap - Paru le 30 novembre 2018 | Tan Cressida - Columbia

Distinctions Pitchfork: Best New Music
Qu'il semble lointain le jour où l'on fit la connaissance d'Earl Sweatshirt. C'était en 2010 avec le clip outrancier de son morceau Earl issu de sa première mixtape qui participa à la percée spectaculaire du collectif Odd Future, formé par une poignée de gamins ultra-créatifs qui ont dynamité pour de bon le rap de leur époque. Thebe Kgositsile n'avait que 16 ans et dut patienter pour récolter les fruits de cette prodigieuse entrée en matière. De retour en 2012 d'un exil forcé aux îles Samoa, Earl prit conscience de l'impact considérable qu'eurent les premiers enregistrements d'Odd Future et du statut quasi mythique qui était déjà le sien. Moins productif et rassembleur que son collège d'alors Tyler, the Creator, Sweatshirt n'a jamais manifesté une réelle soif de succès et s'est forgé une réputation d'artiste radical et taiseux. Avec son premier album Doris – pour lequel il fit appel à ses collaborateurs proches Vince Staples, Mac Miller ou Casey Veggies mais aussi aux Neptunes, à RZA et à BadBadNotGood –, il s'installa néanmoins bel et bien au sommet de la chaîne alimentaire du rap. Plus de trois ans après I Don't Like Shit, I Don't Go Outside, sobre et impressionnant deuxième album, voici Some Rap Songs qu'on attendait fébrilement sans trop oser y croire.  Marqué pour un double deuil – celui de son père, le poète sud-africain Keorapetse Kgositsile (dont on entend la voix sur Playing Possum) et son oncle, la légende du jazz africain Hugh Masekela (qu'il sample sur Riot!) par son rapport toujours problématique à la surexposition médiatique et par sa tendance à la dépression chronique, le rap d'Earl Sweatshirt n'a jamais été aussi froid et taciturne que sur cette collection de 15 courts titres sans vrais refrains ni facilités mélodiques. Si les productions accidentées et incrustées de samples tordus, les beats habilement désaxés qu'on trouve sur Some Rap Songs doivent beaucoup à la sainte Trinité Madlib-MF Doom-J Dilla, Earl Sweatshirt se présente l'air de rien en parrain d'une nouvelle avant-garde qui rebat les cartes de la beat music et se réapproprie les codes de la musique et de la culture noires (outre Kgositsile père et Masekela, on entend le poète et activiste James Baldwin, un sample de Curtis Mayfield et des dialogues du film Blaxploitation Black Dynamite). Ses collaborations avec le collectif new-yorkais Standing On The Corner (dont il faut écouter le jazz-rap ésotérique), sur Ontheway!, le beatmaker de Detroit Black Noi$e et le rappeur Navy Blue (The Mint) ou le passionnant Adé Hakim qui coproduit l'intense Nowhere2go, laissent penser qu'Earl Sweatshirt s'est trouvé une nouvelle famille. Avec la fausse désinvolture qu'on lui connaît (le titre même de l'album est loin de refléter la richesse et la cohésion de la chose), Earl Sweatshirt ajoute un nouvel épisode à une carrière jusqu'ici irréprochable et donne surtout l'impression de faire exactement la musique qu'il veut faire. © Seuss' The Grinch
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Rap - Paru le 16 août 2013 | Tan Cressida - Columbia

Distinctions Pitchfork: Best New Music
Le collectif Odd Future n’en a pas fini de livrer ses perles… Avec Doris, c’est au tour d’Earl Sweatshirt d’imposer son style à lui. Flow lancinant, poisseux et funky à la fois, le rappeur californien jongle ici impeccablement avec les sons et les beats. Sa musique, souvent sombre périple on ne peut plus urbain, propulse surtout une voix identifiable d’entrée de jeu. Aucun excès, pas de superflu, juste du hip hop épuré et savamment dosé. Addictif !
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Rap - Paru le 3 juillet 2015 | Classic Hits

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Rap - Paru le 23 mars 2015 | Tan Cressida - Columbia

Doris avait été l’une des vrais chocs hip hop de 2013. En un claquement de doigts, Earl Sweatshirt se positionnait alors à seulement 19 ans sur l’échiquier rap, confirmant surtout la qualité et les ressources créatives du vivier Odd Future, ce collectif californien dont il était jusqu’ici un membre de l’ombre… Avec I Don't Like Shit, I Don't Go Outside qui parait deux ans plus tard, le rappeur de Los Angeles déballe à nouveau sa déambulation enfumée et assez brillante, faisant de ses punchlines l’exutoire de ses nombreux démons intérieurs. Flow toujours lancinant, poisseux et funky à la fois, d’un côté. Sons et rythmes sombres et oppressants, de l’autre. On retrouve la touche Odd Future : étincelles de synthés étranges, faux rythme décalé et presque boiteux et accords quasi-jazz. Bref, un rap assez expérimental empreint d’une grande claustrophobie et qui se contrefout des mélodies et des codes du genre et n’intègre jamais d’édulcorants commerciaux, qu’ils soient R&B ou même pop. Pas trop le genre de la maison. Une radicalité qui fait qu’on peut aisément ne jamais adhérer à cet univers si singulier et guère très accueillant de prime abord. Mais une fois ce postulat accepté, on tombe vite sous l’emprise de ce hip hop épuré, savamment dosé et faussement endormi. Un rap de charmeur de serpents encore plus fascinant sur ce deuxième album… © MZ/Qobuz
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Rap - Paru le 20 novembre 2018 | Tan Cressida - Columbia

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Rap - Paru le 8 novembre 2018 | Tan Cressida - Columbia

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Rap - Paru le 17 mars 2015 | Tan Cressida - Columbia

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Rap - Paru le 12 mars 2013 | Tan Cressida - Columbia

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Rap - Paru le 12 mars 2013 | Tan Cressida - Columbia

2,49 €

Rap - Paru le 2 novembre 2012 | Tan Cressida - Columbia

L'interprète

Earl Sweatshirt dans le magazine