Votre panier est vide

Catégories :

Artistes similaires

Les albums

A partir de :
CD29,99 €

Musique symphonique - Paru le 2 octobre 2008 | Phoenix Edition

Distinctions 4 étoiles du Monde de la Musique - Prise de Son d'Exception
Si plus ou moins tout le monde connaît la Première symphonie de Prokofiev, dite Symphonie classique, si beaucoup d’auditeurs ont déjà entendu la Cinquième, les cinq autres symphonies… des clous. Et pourtant, cela va de l’excellent au fabuleux. La plus extraordinaire étant peut-être la Troisième (1928), écrite avec des matériaux directement repris de son opéra L’Ange de feu, un chef-d’œuvre d’hystérie orchestrale s’il en est. Mais ce serait ignorer la Seconde, un parfait exemplaire de Prokofiev « motorique », dans la lignée de la Fonderie d’acier de Mossolov ou de son propre Pas d’acier, des œuvres de la même époque – les années 1925 – ; ce serait oublier la Quatrième, ici présentée dans ses deux versions de 1930 et 1947 – des versions tellement différentes que l’on a peine à y voir une même œuvre retravaillée. La première version, en réalité, reprenait déjà le matériau de son ballet Le fils prodigue. La Sixième, de 1945-47, s’amuse à copier le modèle baroque, mais dans un langage sombre et profondément lyrique ; peut-être n’est-il pas inutile d’écouter cette œuvre étonnante plusieurs fois avant d’en goûter les nombreux détails, coins et recoins ; le compositeur écrivait au sujet de cette œuvre « Chacun de nous a des blessures qui ne peuvent guérir ; l’un d’entre nous a perdu des êtres chers, un autre a perdu sa santé », soulignant ainsi l’esprit assez mélancolique de la musique. Enfin, la Septième et dernière symphonie de 1951-52 fut ostensiblement écrite pour un public jeune, peu aguerri, dans un langage simple… résultat de l’ostracisme dont fut victime le pauvre compositeur, accusé de formalisme par ce sinistre crétin alcoolique de Jdanov : il ne lui restait plus (ainsi qu’à Chostakovitch et Khatchaturian) écrire des choses bien populaires et bien-pensantes. Mais cela reste du Prokofiev, quand même, et du très bon Prokofiev de la grande maturité ; et sans doute le ton assez sombre du début de l’ouvrage trahit-il un sérieux malaise, quand bien même un malaise populaire !
A partir de :
CD9,99 €

Classique - Paru le 1 janvier 1996 | Warner Classics