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Carlos Santana

Tout a débuté à Woodstock. Ce n'est pas faire injure à Carlos Santana (et au band qui va avec) de considérer comme quantité négligeable les trois premières années d'existence du groupe (on pourra parler de rodage salutaire) : certes, et dès 1966, le Chicano en chef fait se trémousser les quartiers chauds de Los Angeles. Mais qui peut, en ce torride mois d'août 1969, résister au déluge de percussions afro-cubaines, à la guitare insidieuse comme une roulette de dentiste - d'un musicien sous la totale emprise de la mescaline - et, surtout, à la tignasse frisée de Michael Shrieve, batteur-d'à-peine-vingt-ans (comme le vendent alors les magazines du monde entier), frappant comme un damné sur ses peaux, jusqu'à l'orgasme final ? Santana (le groupe, on ne le répètera jamais assez) offrait par là-même toute une succession de triomphes : celui du rythme (personne ne comprenait l'osmose des congas, maracas et autres bongos avec les guitares électriques, mais tout le monde dansait), celui de l'exotisme (pas noirs, pas blancs, les musiciens se situaient dans cet ailleurs typique et inédit), celui de la jeunesse (si ce gamin pouvait être un batteur pareil, alors tous les adolescents de la planète étaient en capacité d'en faire autant). Ensuite, il y a eu du jazz-rock, du mysticisme, du rock pour quadragénaires, des clichés jusqu'à l'épuisement, des coups de moins bien, et un come-back pour contes de fée. Mais, oui, tout a commencé à Woodstock. Et le plus extraordinaire reste que tout continue quarante ans plus tard.
©Copyright Music Story Christian Larrède 2016
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