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Rock - Paru le 1 janvier 1972 | Mute

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
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Rock - Paru le 1 octobre 2013 | Mute

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Les Anglais eurent le progressif et les Allemands… le krautrock ? Sorte de rock tribal et répétitif (Paperhouse), de faux dub froid et terrifiant à la rythmique hypnotique (Mushroom), de dance music postpunk (Oh Yeah) et d’expérimentation free ultime (Aumgn), l’univers de Can atteint une sorte de sommet barge sur leur troisième album, un double de près d’une heure et quart publié en février 1971. Un disque viscéralement déroutant mais génial. Le cerveau du gang de Cologne alors composé d’Holger Czukay, Michael Karoli, Jaki Liebezeit, Irmin Schmidt et Damo Suzuki n’est pas dérangé, juste ouvert à toutes les influences possibles susceptibles de déstabiliser le rock’n’roll d’alors. Et chaque morceau de cet influent Tago Mago est d’ailleurs un album à part entière… © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 16 juin 2017 | Mute

Hi-Res
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Rock - Paru le 1 octobre 2013 | Mute

Sur l’étrange pochette de Future Days figure un symbole cabalistique en relief or sur fond bleu signifiant la lettre grecque psi. Cette lettre veut aussi dire ESP, que l’on peut traduire par expérience extra sensorielle. Par rapport à Ege Bamyasi (1972), accouché dans la douleur, l’enregistrement de Future Days se déroula dans une atmosphère apaisante : Les membres revenaient tous de vacances et Michael Karoli récupérait d’une longue maladie.La musique est moins torturée, plus vaporeuse, à l’image du morceau-titre et de son introduction reproduisant des sons de bulles pris dans une baignoire. « Spray »  - littéralement « jet » - se disperse en vagues de synthétiseurs évoquant des mouvements de vagues sur fond de percussions sinueuses, tandis que le chanteur Damo Suzuki pose sa voix sans brusquerie. Cette très discrète participation du chanteur est ce qui surprend le plus à l ‘écoute. Sur les précédents albums, il semblait être celui qui initiait la mélodie de départ alors qu’ici il s’intègre et circule dans la matière musicale. La sensation qu’il s’éloigne petit à petit est palpable : Future days sera le dernier album de Damo Suzuki. Durant l’année 1973, il se marie avec une femme témoin de Jéhovah qui le prie de renoncer à toute carrière musicale. Mais bien plus tard dans une interview, il donna d’autres raisons. Il appréciait de moins en moins la musique créée par Can et notamment sur cet album qu’il trouvait très beau mais manquant selon lui de folie. Pourtant, la longue pièce « Bel Air » est une improvisation collective assez folle qui fut découpée en trois sections. Chaque section fit l’objet de nombreuses prises et autant de recoupes. Quand on écoute ces distorsions tout en nuances de Karoli mêlées à cette rythmique souple et évanescente, l’impression d’être projeté dans une dimension musicale inconnue jusqu’alors s’accentue.De tous les travaux de Can, Future Days est l’album qui se rapproche le plus de la musique « ambient » qu’élaborera Brian Eno dès Discreet Music (1975). Celui-ci ne cache d’ailleurs pas que Can fut une influence majeure pour lui par la radicalité de ses conceptions et sa précision rythmique diabolique. Trente-deux ans après sa sortie, Future Days s’avère le disque le plus apaisé et raffiné de toute la carrière de Can. © ©Copyright Music Story François Bellion 2017
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Rock - Paru le 1 octobre 2013 | Mute

Pour certains, et en particulier les laudateurs de l’un des groupes les plus singuliers de l’histoire du rock, l’aventure s’apparente à la découverte de l’île au trésor, qui vit, lors du démantèlement du mythique studio de Can à Weilerswit, réapparaître de vénérables boîtes métalliques – pour certaines à l’étiquetage effacé – contenant plus d’une trentaine d’heures d’enregistrement sur support de bande magnétique. Le claviériste Irmin Schmidt, aux commandes de l’exhumation en compagnie de Daniel Miller et de l’éditeur Jono Podmore, collaborateur de longue date, s’est donc retrouvé face à une somme d’enregistrements inédits (titres rejetés lors des éditions initiales, fragments de concerts, séances de répétitions, bandes originales de films qui n’ont jamais bénéficié d’exploitation en salles, morceaux écartés en conséquence du caprice du temps), pour la plupart issus de la décade prodigieuse du groupe (1968-1977), au mitan duquel reste fiché à tout jamais Tago Mago, double album extrême, et plus aventureuse inventivité structurelle des Allemands. Ce triple album témoigne donc en clair-obscur et depuis les coulisses de dix années d’extrême créativité. En un passé plus ou moins récent, Can a déjà procédé de la sorte, éditant des pièces inédites à foison. Mais, assez curieusement dans le cas d’un groupe qui enregistrait systématiquement tout dès qu’il mettait un pied en studio (en fait, les magnétophones y tournaient en permanence), ces albums d’archives, même s’ils permettaient un éclairage original sur certaines périodes sous-exposées (on pense aux premiers temps du groupe, avant que Malcom Mooney, éreinté par une dépression nerveuse, et particulièrement mis en valeur ici avec sept morceaux non publiés auparavant, soit remplacé par le chanteur Damo Suzuki) proposaient en règle générale des performances en concert. Ce qui explique la frénésie qui a saisi les fans à l’annonce de la réalisation de The Lost Tapes, farouchement claironné comme une collection intégrale d’inédits, ce qui n’est pas complètement exact, dans la mesure où certaines plages relèvent clairement du statut de la prise alternative, d’autres s’inscrivant comme des séances d’échauffement dans lesquelles pointent en croquis préparatoire les disques majeurs de Can. Cet état de fait implique qu’une sélection plus drastique aurait considérablement réduit le titrage, et, partant, la proportion d’indulgence plénière dont bénéficient ici certains interminables mantras. Mais convenons que l’appréciation dépend essentiellement du positionnement du curseur, du fan hardcore toujours mû par un violent désir d’exhaustivité, au simple curieux. Les deux se retrouveront assurément sur le fabuleux album qui jaillit ici, après une sélection un peu rigoriste excluant la moindre complaisance, et qui impose Can comme le pendant continental à The Velvet Underground, en matière et d’avancée esthétique, et d’influence sur plusieurs générations. En ce sens, peut-être que The Lost Tapes n’offre pas vraiment un éclairage définitif sur le krautrock, ni même sur Can, l’un de ses éléments les plus novateurs. En revanche, le tableau in situ que le coffret déroule sur une époque libertaire où tout était permis même l’inconnu, et où le champ des possibles semblaient infinis, reste d’une brûlante acuité. © ©Copyright Music Story Christian Larrède 2017
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Rock - Paru le 1 octobre 2013 | Mute

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Rock - Paru le 1 octobre 2013 | Mute

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Rock - Paru le 1 octobre 2013 | Mute

Sur la couverture du disque figurait à l’époque cette phrase bien étrange : «Soundtracks est le deuxième album de Can mais pas l’album numéro 2 ». Le groupe travaillait activement à ce qui allait devenir le double album, Tago Mago,  mais avait aussi accumulé de nombreux morceaux destinés à des films et séries télévisées allemandes. Le patron de Liberty-United Artists Siggi Loch, leur maison de disques, souhaitait après  Monster Movie  mettre un autre disque d’eux sur le marché. Jugeant leurs musiques de films comme une matière remarquable, il les encouragea à les compiler par leurs soins.L’album, malgré son aspect compilatoire, est curieusement un des plus cohérents du groupe. On y observe notamment le passage de témoin entre le chanteur noir américain Malcom Mooney et le Japonais Damo Suzuki. D’ailleurs, « Soul Desert » et « She Brings the Rain » sont les derniers morceaux de Malcom Mooney avec le groupe : il connaît à l’époque une grande dépression qui va l’obliger à retourner aux États-unis en catastrophe. Sur « Soul Desert » et sa rythmique très sèche, Malcom Mooney  prend une tonalité très aigue comme si le souffle lui manquait. L’auditeur est cloué par la folie crue et nue qu’exhale cette chanson. « She Brings the Rain » est au contraire une douce ballade jazz où le chant est comme étrangement apaisé démontrant que  Malcom Mooney est aussi un solide crooner.Damo Suzuki, le nouveau chanteur, amène le groupe vers d’autres territoires provoquant une musique plus souple harmoniquement contrairement à Mooney qui chantait de manière très rythmique. Sur « Deadlock » sorte de marche funèbre électrifiée, il irradie d’intensité dramatique arrivant à glisser un chant perçant qui se marie idéalement avec la guitare lyrique de Michael Karoli. « Tango Whiskeyman » le voit adopter une voix toute en murmure, très sexy se faufilant avec aisance dans un tempo latin assez tarabiscoté. Mais la pièce maîtresse du disque où éclate la cohésion du groupe avec Damo Suzuki et le champ des possibles qu’elle ouvre, c’est « Mother Sky », longue divagation frénétique de quinze minutes.Le réalisateur Jerzy Skolimoski voulait une musique qui puisse remplir une scène de dix-huit minutes. Le groupe fit en sorte de garder un rythme identique au morceau et que celui-ci semble continuer sans interruption. C’est aussi la seule fois où Michael Karoli fait un solo de guitare (ce qu’il n’aime pas d’ordinaire) sur ordre du pianiste Irmin Schmidt, coordinateur en chef de ces bandes originales. Damo Suzuki passe de l’exaltation au murmure avec une facilité mélodique déconcertante pour un chanteur non-professionnel. Dans une interview de 1998, Irmin Schmidt insiste sur l’importance de ces musiques de films où Can a pu « faire un mélange de pure musique et de travail sur le médium cinéma auquel il faut obéir, un peu comme un acteur. »Soundtracks, par la diversité de son matériau et la présence des deux chanteurs, est un des disques les plus marquants de Can et se révèle une transition parfaite avant l’aboutissement que sera le double album Tago Mago (1971). © ©Copyright Music Story François Bellion 2017
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Rock - Paru le 1 octobre 2013 | Mute

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Rock - Paru le 1 octobre 2013 | Mute

En août 1969 date de la sortie de ce disque, le rock allemand en est encore à ses balbutiements : Ash Ra Tempel, Amon Duul 2, et Tangerine Dream viennent juste d’être crées et leur musique est encore assez influencée par le rock psychédélique du Grateful Dead et des Pink Floyd.Contrairement à ces groupes, Can entre en scène avec un disque très décalé et furieusement urbain. L’orchestration est assez classique : voix, rythmique basse- batterie, claviers et guitare. Par contre, c’est la combinaison qui est très originale : aucun musicien ne se met en avant et tous se fondent dans la musique exhalant une unité presque « machinique ». Le son très cru presque garage de Monster Movie traduit une fascination pour un certain rock américain: à New York Irmin Schmidt le pianiste et a notamment craqué sur le Velvet Underground. Ce qui a frappé cet ex-chef d’orchestre défroqué était cette espèce d’amateurisme revendiqué notamment par Lou Reed qui n’était pas un grand technicien de la guitare. Il était impressionné par le violoniste bassiste John Cale qui, lui aussi, venait du milieu de la musique contemporaine et qui est parti pour créer du rock.Cette influence américaine est surtout amenée par le chanteur Malcom Mooney, sculpteur qui pour la première fois chante dans un groupe. Sur la ballade « Mary so contrary » il passe d’une voix toute douce à une scansion agressive installant un climat inquiétant, sur le fil de rasoir auquel la guitare s’empresse de répondre par des harmonies plaintives. « Outside my door », le morceau le plus rock, est chanté frénétiquement, à s’arracher le larynx…Ce qui est le plus étrange sur ce disque, c’est que cette extrême sauvagerie est contrebalancée par une musique à la précision chirurgicale. Ce jeu si particulier est particulièrement bien illustré par le long morceau de 20 minutes « You doo right ». C’est le batteur Jaki Liebezeit qui lance la mélodie en créant un rythme qu’il garde tout le long en s’autorisant toutefois quelques variations mais toujours dans des limites très strictes. La basse de Holger Czukay soutient l’ensemble en jouant des motifs très simples contribuant à l’hypnose répétitive. Quant au texte, il s’agit d’une lettre envoyée à Malcom Mooney par sa petite amie et qu’il chante au mot près avec une tonalité très dramatique. Quand on fait écouter cet album à des gens plutôt jeunes, aucun n’arrive à croire qu’il date d’il y a 37 ans !. Il n’y a pas de solo de guitare ou de batterie ce qui était pourtant la norme dans des groupes comme Cream ou les premiers groupes de rock progressifs comme Yes ou Genesis. Il y a chez Can un refus de  l’ego et un sacrifice total à la production musicale de l’instant avec la volonté commune de surprendre et de violenter ses habitudes de musicien : Holger Czukay (élève de Stockhausen), par exemple, n’avait jamais joué de basse de sa vie. C’est ce mélange d’improvisation alliée à des motifs rythmiques d’une métronomie glaçante qui donne à ce disque un aspect aussi moderne. Bien qu’à chaque fois différents, les autres albums de Can perpétueront cet esprit communautaire, une sorte d’orchestre de chambre rock comme le dit si bien Holger Czukay dans un interview. Avec Monster Movie, Can vient de faire une entrée fracassante dans le monde du rock. © ©Copyright Music Story François Bellion 2017
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Rock - Paru le 1 janvier 1974 | Mute

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Rock - Paru le 1 octobre 2013 | Mute

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Rock - Paru le 1 octobre 2013 | Mute

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Rock - Paru le 1 octobre 2013 | Mute

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Rock - Paru le 1 octobre 2013 | Mute

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Rock - Paru le 1 octobre 2013 | Mute

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Rock - Paru le 18 août 2014 | Mute

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Rock progressif - Paru le 1 octobre 2007 | Synergie OMP

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Rock - Paru le 1 octobre 2013 | Mute

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Rock - Paru le 1 octobre 2013 | Mute