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Classique - Paru le 1 décembre 2017 | Klarthe

Hi-Res Livret
Les œuvres présentées par le ténor Benjamin Alunni, avec au piano Marine Thoreau La Salle, s’échelonnent de 1914 pour les Deux mélodies hébraïques de Ravel jusqu’à 1936 pour les mélodies d’Elsa Barraine, Arthur Honegger et Darius Milhaud – ces trois œuvres en première discographique ! –, avec une petite incursion en 1993 pour Vita e mors de Nicolas Bacri (pour violoncelle solo, soit dit en passant) et 2009 pour Kaddish de Graciane Finzi. On y rencontre quelques superbes raretés comme les Cinq chansons juives de Manuel Rosenthal – un compositeur incroyablement négligé alors qu’il a écrit de nombreuses splendeurs. Le point commun dans cette sélection : une thématique empruntée au monde hébraïque, que les compositeurs eux-mêmes soient d’origine juive ou non n’y changeant rien. Chose singulière, tous les textes ne sont pas chantés en français alors que tous les compositeurs sont français : on entend aussi de l’araméen de l’hébreu (prononciation « à l’ashkénaze ») et du yiddish. Un singulier monde musical (et souvent liturgique) que voilà, qui souligne la conception que l’on avait pendant le premier tiers du XXe siècle de l’apport culturel judaïque. Le ténor Benjamin Alunni, qui a fait ses premières armes dans la sphère baroque de Rousset, Pichon et des Arts Florissants, se penche depuis quelques temps aussi sur le répertoire plus contemporain, du haut de sa voix transparente et légère, très à cheval sur la clarté de la prononciation. © SM/Qobuz