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Musique symphonique - Paru le 6 avril 2018 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret
Andris Nelsons poursuit son intégrale des symphonies de Bruckner avec le Gewandhaus de Leipzig dont il est désormais le directeur musical. À la tête de ce fabuleux orchestre aux sonorités mordorées, le chef letton renoue avec l’époque des mythiques enregistrements brucknériens de Jochum, Böhm, Haitink ou Wand. La perfection orchestrale, la plasticité des masses sonores, la cohérence dans tous les pupitres, l’incroyable réserve de puissance font de ce nouvel enregistrement un véritable évènement. Andris Nelsons a parfaitement résumé la musique de Bruckner en disant qu’elle « élève l’âme ». Sous sa baguette, la musique du grand Autrichien est une véritable expérience spirituelle qui dépasse la mystique catholique pour atteindre une métaphysique universelle, une ouverture sur un ailleurs ouvrant des perspectives infinies. Les tempi sont amples, le mystère rôde, la science des nuances subtiles, la construction savamment pensée, toute cette pâte sonore chante, gonfle, avec un art du chant par ailleurs intense, lumineux, sinueux et une beauté sonore de chaque instant propre à nous enivrer, mais sans jamais forcer le trait ni la démonstration. L’adoration que Bruckner vouait à son dieu Wagner est bien connue, mais elle prend une dimension supérieure avec l’adjonction d’une dose wagnérienne en complément de chaque symphonie. Ici, la Marche funèbre de Siegfried, extraite du Crépuscule des dieux, prend tout son sens lorsqu’on sait que Bruckner avait conçu le merveilleux Adagio de sa 7e comme un hommage à Wagner, disparu pendant qu’il composait cette symphonie. © François Hudry/Qobuz

L'interprète

Andris Nelsons dans le magazine