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Vincent Lê Quang, souffle poétique

Par Marc Zisman |

Après des années à épauler les plus grands, le saxophoniste sort enfin son premier album comme leader. Magnifique.

Si des maîtres comme Daniel Humair, Henri Texier et Aldo Romano sont ses premiers fans, Vincent Lê Quang reste encore un nom qui circule sous le manteau. Avec Everlasting, le saxophoniste qui fut aussi membre du trio Yes Is a Pleasant Country avec Jeanne Added et Bruno Ruder, impose un peu plus un nom et un style qui vont enchanter les ouïes avisées. Style d’une grande poésie développé ici en quartet avec Ruder au piano, Joe Quitzke à la batterie et Guido Zorn à la contrebasse.

Pour Everlasting, son premier album comme leader qu’il se décide à sortir à déjà 45 ans, l’ancien lauréat du Concours de la Défense plonge dans un vaste océan mêlant tant des courants américains qu’européens. C’est dans ces eaux plurielles que la langue de Lê Quang et ses complices prend tout son sens et déroule son articulation singulière.

Et même lorsqu’il s’ancre dans une certaine tradition (Wayne Shorter ouvertement cité sur Une danse pour Wayne, des phrases picorant dans la sémantique de Lee Konitz ça-et-là), le saxophoniste – soprano et ténor – s’autorise à en délaisser les règles. Ses choix enfantent alors une musique fluide, d’une grande profondeur, qui prend son temps, fait corps avec l’espace et parfois même les silences. Une vraie claque tout en douceur que cet Everlasting !

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