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Festival 1001 Notes : musique, ouvre-toi !

Le Festival 1001 Notes se tiendra du 21 au 27 juillet, dans quatre lieux du Limousin. La démocratisation de la musique -classique et jazz-, est le mot d’ordre d’une manifestation aussi intense qu'hétéroclite.

Par Arthur de Talhouët | Concerts, festivals et tournées | 28 juin 2012
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Informations pratiques

Région : Limousin

Un véritable "programme-maraton" attend le mélomanne. En plus des concerts du soir, où de grands noms de la scène classique et jazz se succéderont - rien de mois que Baptiste Trotignon, Jordi Savall, François-René Duchâble, Xavier de Maistre dans une « nuit Vivaldi », Vincent Ségal,...-, seront proposées toutes sortes d’activités, du matin au soir, des stages pour musiciens amateurs aux apéros-concerts en passant par des ateliers et rendez-vous musicaux animés par des musicologues autour des œuvres programmées.

Jean-François Zygel, parrain et acteur omniprésent de cette édition 2012, résume bien par son engagement l’esprit du festival. Le compositeur et professeur d’écriture et d’improvisation au Conservatoire National Supérieur de Paris œuvre inlassablement pour décloisonner la musique classique, la débarrasser de ses rituels et des idées reçues qui étouffent sa portée.

Dans la lignée des « young people’s concerts » que donnait Leonard Bernstein, ses leçons publiques de musique, retransmisses à la télévision dans le cadre de son émission, « la boîte à musique », ou encore les improvisations qu’il donne au cinéma Balzac sur des classiques du cinéma muet (pratique qui sera à l’honneur cette année, notamment avec le jeune pianiste et compositeur en résidence Jean-Baptiste Doulcet, le 24 juillet, qui improvisera sur des dessins animés), en ont fait la grand pédagogue des "non-initiés". Une mission dont il a fait sa spécialité, et dont dépend un "sauvetage" espéré du classique : « La musique souffre certainement d’un emprisonnement dont elle n’est que la victime. On l’a enfermée dans des codes et des règles strictes qui lui ont fait perdre sa luminosité.

A l’origine la musique classique était beaucoup plus vivante. Elle était improvisation, mélange de style et de genre, la musique classique vient des musiques populaires et a inspirer le jazz. Elle manque aujourd’hui d’aération et d’un nouveau souffle. Les concerts d’aujourd’hui ressemblent à une messe, pas étonnant que seul les pratiquants s’y rendent. En s’ouvrant à d’autres disciplines, en rencontrant d’autres approches de la musique, la musique classique retrouvera ses lettres de noblesse et pourra s’ouvrir également à un autre public. Les rendez-vous que je propose cette année au festival 1001 vont dans ce sens : rencontre, échange et découverte », témoigne-t-il.

Le mélange des genres, pierre angulaire du festival, s’inscrit dans ce sens : musique classique, jazz, tzigane, danse, se succéderont tandis qu’un volet pédagogique accompagnera constamment le spectateur avide de compréhension, autant que d'émotions. La conférence intitulée « La musique classique pour les nuls » (22 juillet), les cours publics (de musique ancienne le 23 juillet, de jazz avec Baptiste Trotignon le 24 juillet, de classique avec François-René Duchâble), révèleront des pédagogues autant que des interprètes. Lors des rendez-vous musicaux, un musicologue proposera des anecdotes et récits autour des œuvres et compositeurs mis en lumière pendant le concert pour mieux appréhender la musique.

Autre pierre angulaire du festival : le soutien aux jeunes. Les premières parties -le Quatuor Anches Hantées le 24 juillet, les violoncelliste et guitariste Hermine Horiot et Raphaël Mata dans une soirée « danses pour cordes », le Quatuor Girard le 26 juillet, seront ainsi un tremplin précieux à la nouvelle génération d’artistes.

Gageons que le festival recèle autant de trésors que la caverne d'Ali Baba !

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