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Romain Pilon, cordes sensibles

Une subtile guitare jazz à écouter d'urgence...

Par Marc Zisman | Vidéo du jour | 3 octobre 2015
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Comme une voix. Un doux chant hypnotique. Jamais de hausse de ton, ni de bavardage. La guitare de Romain Pilon est sans doute la plus subtile que le jazz ait entendue ces dernières années. Avec The Magic Eyes qui parait sur le label jazz&people, il la promène entre Paris et New York. Avec sa rythmique fidèle composée de Fred Pasqua à la batterie et Yoni Zelnik à la contrebasse, Pilon convie les saxophonistes ténors Ben Wendel (du groupe Kneebody) et Walter Smith III (complice d’Ambrose Akinmusire) à une embardée inspirée, tantôt élégante et habitée, parfois plus endiablée. Surtout, en bon adepte – comme Jim Hall en son temps – du less is more, le guitariste concentre son jeu sur la narration, les échanges avec ses complices de l’instant et la retenue. Aucune note de trop, ni vaine esbroufe virtuose, non. Quant aux deux souffleurs des Amériques, ils sont assez impressionnants. Bref, The Magic Eyes n’a pas que le nom de magique.



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