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Neil Young & Crazy Horse, hippies forever

Par Marc Zisman |

Avec "World Record", le Loner et ses fidèles Nils Lofgren, Billy Talbot et Ralph Molina signent un nouvel album engagé et on ne peut plus labellisé Crazy Horse.

On ne cesse de le radoter mais rien, vraiment rien, n’arrête Neil Young. Entre rééditions, exhumation d’archives et nouveaux albums, le Loner fait la une des gazettes rock quasiment tous les mois ! Cette fois, l’affaire s’intitule World Record, son 42e album studio tout de même, le 15e avec son groupe Crazy Horse. Produit par le gourou barbu Rick Rubin qui l’a enregistré et mixé sur bandes analogiques dans son studio Shangri-La de Malibu en Californie, ce disque jongle avec les marottes du vieux bison canadien, de la cause écolo et la santé de la planète (le bien nommé Love Earth) à sa passion dévorante pour les vieilles bagnoles (Chevrolet). Comme pour l’album Barn de 2021, tout a été capté en live et fleure bon, une fois de plus, la jam-session entre vieux potes qui n’ont plus rien à prouver si ce n’est de s’éclater ensemble…

Sur Overhead, on retrouve la bonhommie d’un blues porté par un piano jovial, tandis qu’avec I Walk With You (Earth Ringtone) la guitare nonchalante et débridée reprend le contrôle des opérations. Puis les quatre papys rock’n’roll lâchent enfin les chevaux sur Break the Chain, bon gros boogie ouvertement chaotique dans le pur esprit Crazy Horse.

Au micro, la voix chevrotante de Neil Young, reconnaissable entre mille, tient plutôt bien la barre, malgré les 77 printemps au compteur. World Record est le énième cri touchant, humaniste et militant d’un baba cool de la première heure qui veut rester positif et surtout optimiste. Quant à la pochette de l’album, on jurerait une photo millésimée du Loner mais c’est en fait son père, le journaliste Scott Young.

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