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Let It Be... now !

Par Marc Zisman |

L'ultime album des Fab Four est réédité dans une somptueuse édition Super Deluxe pleine de prises inédites. Passionnant !

La fin des Beatles : sujet sans fond que la sortie d’une Super Deluxe Edition de Let It Be va remettre au cœur des débats de la sphère rock … Un mois après leur acte de décès, John, Paul, George et Ringo publient Let It Be, le 8 mai 1970, douzième et dernier album dont l’essentiel a été en fait enregistré en janvier 1969, avant Abbey Road. Sans l’avis de ses clients, Allen Klein, alors manager des Fab Four, envoie les bandes de ces séances au producteur Phil Spector. L’inventeur du wall of sound (technique de production consistant à empiler comme pour un millefeuille plusieurs pistes d’enregistrement afin d’obtenir un son gigantesque) appose sa griffe sonore sur toutes les chansons ; évidemment sans la bénédiction de leurs auteurs.

Pourtant, Spector n’applique cette fameuse touche personnelle que sur certains titres du disque, laissant un côté brut et live à la plupart des autres chansons. Malgré cette ambiance de chaos entre les Beatles eux-mêmes et en raison du choix contestable de son producteur, Let It Be demeure un disque essentiel sur lequel on croise des chefs d’œuvre comme la chanson-titre Let It Be, sommet de gospel pop, mais aussi le nerveux et cinglant Get Back ou bien encore le joliment folk Two of Us. À l’arrivée, on est certes loin de Revolver ou de Sergent Pepper's, mais même un disque correct des Beatles est toujours supérieur à 90% de la production…

En 2003, Let It Be Naked permettait à Paul McCartney de rectifier de nombreuses choses. En virant notamment les orchestrations spectoriennes (la version d’Across the Universe mettait davantage en avant sa voix), changeant l’ordre du track listing, éjectant certains titres comme Dig It et Maggie Mae et en ajoutant d’autres comme Don't Let Me Down !

La copieuse présente Super Deluxe Edition de Let It Be (57 pistes dont 27 inédites !) propose le mix de 1969 de ce qui devait être le Get Back LP piloté par le producteur et ingénieur du son Glyn Johns, des prises alternatives des sessions, des jams et un nouveau mix de la version Spector (avec faces B des singles) signé Giles Martin (fils de George). À l’arrivée, une somme impressionnante pour scanner chacune des dernières heures du plus grand groupe de l’histoire du rock…

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