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Un (beau) soir avec Janine Jansen

La grande violoniste hollandaise Janine Jansen est en récital parisien à la Salle Pleyel aux côtés du pianiste Itamar Golan pour un programme Schubert, Brahms, Debussy, Messiaen et Ravel.

Par Marc Zisman | Sur Scène | 27 avril 2011
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Jeudi 12 mai, Janine Jansen se produira sur la scène de la Salle Pleyel. Avec le pianiste Itamar Golan, la jeune violoniste hollandaise a choisi d’allier figures romantiques germaniques (Schubert et Brahms) et compositeurs français (de Debussy à Messiaen en passant par Ravel). Un programme joliment éclectique qui illustre parfaitement l’ouverture artistique de cette musicienne à l’enthousiasme toujours communicatif.

Sa sonorité galbée, sa musicalité sensible, sa solidité technique forcent l’admiration. La violoniste hollandaise a d’ailleurs déjà joué avec les plus grands orchestres du monde, du Philharmonique de Berlin au Concertgebouw d’Amsterdam. Mais le public de Pleyel pourra l’entendre ici dans l’exercice plus intime du récital.

Etre belle, virtuose et raffinée n’est pas à la portée de tous. Passionnante et polyvalente, Janine Jansen est de cette caste rare. Reconnue comme l’une des plus grandes violonistes actuelles, la Néerlandaise s’est entourée, pour son premier disque de récital sorti le 18 avril, de son fidèle partenaire à la scène, Itamar Golan, spécialiste renommé de la musique de chambre et du compositeur Richard Dubugnon. Le Français et la Hollandaise entretiennent une admiration réciproque depuis le succès rencontré par la violoniste lors de la création de son Concerto pour violon en 2008 à la Pleyel. Dubugnon a donc joué un rôle important dans la conception du programme de cet intimiste Beau Soir consacré à la musique française dont le fil conducteur est la nuit. Ce titre emprunté à la ravissante mélodie de jeunesse de Debussy offre un album passant du soir au clair de lune, de la berceuse au sommeil, du rêve au réveil et au souvenir. Les incontournables Après un rêve et Berceuse de Fauré, le Clair de Lune de Debussy, contrastent avec les Thèmes et Variations de Messiaen et trois créations mondiales de Richard Dubugnon, composées pour cet album.

Depuis ses débuts au Concertgebouw en 1997, Jansen est une immense vedette dans sa Hollande natale. Aujourd’hui, elle est reconnue sur toute la planète comme l’une des plus grandes violonistes qui soient, artiste passionnante et polyvalente. Ses débuts londoniens en novembre 2002, accompagnés par l’Orchestre Philharmonia sous la direction de Vladimir Ashkenazy, ont vite été suivis d’invitations de quelques-uns des orchestres les plus prestigieux du monde, comme l’Orchestre Royal du Concertgebouw, le Philharmonique de Berlin, le London Symphony Orchestra, le Philharmonique de New York, les Orchestres de Philadelphie et de Cleveland, ainsi que l’Orchestre symphonique de la NHK.

Jansen a travaillé avec des chefs de l’envergure de Lorin Maazel, Valery Gergiev, Riccardo Chailly, Neeme Järvi, Esa-Pekka Salonen, Daniel Harding, Sir Mark Elder, Edo de Waart et Sir Roger Norrington.

Née le 28 septembre 1978 à Soest, Janine Jansen, outre ses interprétations de concertos et ses divers projets, est une fervente musicienne de chambre. Elle a fondé et administre le Festival International de Musique de Chambre d’Utrecht, et depuis 1998, elle est membre des Concerts Spectrum de Berlin, une importante série de concerts de musique de chambre donnés à la Philharmonie de Berlin. Au nombre de ses partenaires chambristes figurent Leif Ove Andsnes, Jean-Yves Thibaudet, Mischa Maisky, Julian Rachlin, Torleif Thedéen et Maxim Rysanov.

Jansen a étudié avec Coosje Wijzenbeek, Philipp Hirshhorn et Boris Belkin. Elle a été Artiste de la Nouvelle Génération de la BBC et en septembre 2003, le Ministère de la Culture de son pays lui a décerné le Prix hollandais de la Musique, la plus haute distinction qui puisse honorer un artiste aux Pays-Bas.

Janine Jansen a été couronnée de nombreux prix, dont le Prix du Public Edison à trois reprises, un Prix Echo pour son enregistrement Vivaldi en 2006 et pour son album Mendelssohn/Bruch en 2007, ainsi que le NDR Musikpreis pour contribution artistique exceptionnelle en 2007. En mai 2009, elle a reçu le Prix RPS 2008 du meilleur instrumentiste pour ses prestations au Royaume-Uni. Le remarquable instrument sur lequel elle joue est un « Barrere » d’Antonio Stradivari (Crémone, 1727), qui lui est cédé indéfiniment par la Fondation Elise Mathilde.

Le site de Janine Jansen

Le site de la Salle Pleyel

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