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Tigran, à pas de géant

Par Marc Zisman |

L'incroyable jeune pianiste arménien Tigran Hamasyan publie son premier album pour le label Verve, annonçant une grande tournée hexagonale à compter de mars.

Disponible le 31 janvier, A Fable, son premier album pour le prestigieux label de Verve sous le bras, Tigran Hamasyan se promènera sur les routes de France à compter du mois de mars : le 17 mars à Montbrison, le 18 mars à Rennes au Festival Jazz à l'Etage, le 19 mars à Avoriaz, le 22 mars au Théâtre Liger de Nîmes, le 25 mars à Paris au Théâtre du Châtelet, le 26 mars au Cully Jazz Festival en Suisse, le 1er avril au Théâtre de Villefranche-sur-Saône, le 5 avril à la Maison des Arts de Thonon-les-Bains, le 8 avril au Palais du Pharo de Marseille et le 12 avril au Théâtre de la Passerelle à Gap.

Ebouriffant et rythmiquement barge, le pianiste arménien n’est pas un singe savant qui pianotait vainement à seulement 3 ans. Aussi à l’aise chez Thelonious Monk que Led Zeppelin, Tigran conçoit aujourd’hui un jazz rock inspiré et furibard qui n’empêche jamais le lyrisme de sa poésie pointer le bout de son nez. Juste fou !

Les jazzmen de Gyumri ne sont pas les plus connus de la planète. C’est pourtant dans cette grande ville d’Arménie que Tigran Hamasyan voit le jour durant l’été 1987… Juste sorti de ses couches, il s’accompagne déjà au piano-jouet pour chanter les Beatles et Deep Purple ! À 7 ans, Tigran tombe dans la marmite jazz et déroule l’impressionnant parcours : études, concours, festivals, la liste débouche sur le premier prix du Concours Thelonious Monk de 2006 remis par un jury composé d’Herbie Hancock, Danilo Perez et Randy Weston !

Tigran Hamasyan est de cette génération sans ornière où il ne s’agit pas de trancher entre Led Zeppelin, le folklore arménien et Louis Armstrong. Il mange tout ce qu’il écoute pour mieux forger sa singularité stylistique. Une spécificité bien audible tant sa palette pianistique, qu’elle touche au percussif ou au lyrique, ne renferme aucune boursouflure.

Son arme ? L’armurerie complète ! Tout ce qui lui passe sous la main. Le piano solo, en quartet où résonnent un duduk et une zurna, avec son groupe ARatta Rebirth où les sonorités néo-métalliques peuvent agripper violemment les oreilles et la voix sensuelles de la chanteuse Areni les caresse avec grâce, Tigran est bluffant quoi qu’il fasse !

Ebouriffant et rythmiquement barge, le pianiste arménien n’est pourtant pas un singe savant. Et si son éclectisme inquiète certains ayatollahs, sa patte est bien réelle. Il n’a pas 24 ans, on imagine donc à peine tout ce que son épilepsie stylistique et sa gloutonnerie sonore risque de réserver encore…

Le site de Tigran Hamasyan

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