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Radu Lupu, un sorcier à Pleyel

Par Marc Zisman |

Le virtuose roumain est à Paris le 11 avril pour un Concerto pour piano n°27 de Mozart en compagnie de l’Orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam dirigé par Iván Fischer.

Samedi 11 avril, un grand nom du piano est à Paris. Sur la scène de la Salle Pleyel, aux côtés de l’Orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam dirigé par Iván Fischer, Radu Lupu appliquera son génie sur la partition du Concerto pour piano n°27 de Mozart. L’Ouverture de Coriolan, la Symphonie n°8 et l’Ouverture des Créatures de Prométhée de Beethoven seront également au menu de ce concert parisien.

Un programme taillé sur mesure pour la phalange hollandais et son chef hongrois, qui ont toujours fait des œuvres de Beethoven et de Mozart un passage obligé, chaque saison. Dans Beethoven, l’on apprécie chez eux l’extrême ductilité des phrasés, l’homogénéité des sonorités, et la cohérence de la construction formelle, tandis que l’on souligne, dans Mozart, la légèreté des accents, la souplesse du tapis sonore déployé au grand jour.

De son côté, Radu Lupu figure au nombre des pianistes d’élection du Concerto pour piano n°27 de Mozart : à 63 ans, le Roumain surdoué arrive à transcender cette partition, grâce à un phrasé d’une redoutable efficacité, toujours discret, mais toujours présent, et des doigts d’acier, qui n’en finissent pas de surprendre pour leur capacité percussive.

Né le 30 novembre 1945, à Galati en Roumanie, Radu Lupu a commencé le piano à 6 ans et donné son premier concert à 12 ans. Bien qu'il ait étudié chez Florica Musicescu, premier professeur de Lipatti, et chez Heinrich Neuhaus, professeur de Richter et Gilels, il se considère aujourd'hui principalement autodidacte.

Il a remporté plusieurs prix au cours de sa carrière, dont le prix du Conservatoire de Moscou (1961) (à seulement 16 ans !), le premier prix du Concours Van Cliburn (1966), celui du Concours Enescu International (1967) et celui du Concours Leeds International (1969) (à 24 ans). Il a également reçu le prix «Abbiati» décerné en 1989 par l'Association des critiques italiens.

Reconnu mondialement comme étant l'un des plus importants pianistes de sa génération, Lupu a gravé sur disque, entre autres, les concertos de Beethoven, l'intégrale des sonates pour violon et piano de Mozart et quelques sonates de Schubert.

Le site officiel de la Salle Pleyel

Radu Lupu et le Deutsche Kammerphilharmonie Bremen dirigé par David Zinman dans le Concerto pour piano n°19 :

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