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Musée d’Orsay : Liszt et la paraphrase

Par Clotilde Maréchal |

Au Musée d’Orsay, le cycle Liszt et la paraphrase réunira notamment Raúl Herrera, Nicolas Stavy, Dezső Ránki et Edit Klukon du 22 octobre au 8 décembre.

Du 22 octobre au 2 décembre, le Musée d’Orsay proposera un cycle consacré à Franz Liszt intitulé Liszt et la paraphrase. Le Mexicain Raúl Herrera ouvrira le bal samedi 22 et dimanche 23 octobre, à 12h30 et 16h, avec des œuvres signées Felipe Villanueva, Alfredo Carrasco, Ernesto Elorduy, Ricardo Castro, Manuel M. Ponce et bien sûr Liszt. Doublant son talent de pianiste d’une érudition sans faille et d’un don de conteur, il exhume avec ce programme d’un âge d’or d’un monde prêt à basculer. Entre deux pièces de Castro, Ponce ou Carrasco, dont les accents bucoliques et surannés rappellent la grande époque du cinéma muet, Herrera racontera la saga de sa famille, étroitement liée à l’histoire de ce Mexique lointain.

Jeudi 3 novembre, à 20h00, Nicolas Stavy donnera un récital exclusivement lisztien : Sonnet de Pétrarque n°104, Six consolations S.172, extrait des Harmonies poétiques et religieuses, Bénédiction de Dieu dans la solitude, Du berceau jusqu'à la tombe, transcription pour piano et Après une lecture du Dante.

Le 17 novembre, à 20h, le tandem hongrois Dezső Ránki et Edit Klukon jouera Faust Symphonie, pour deux pianos, S.647 et ...qui se repose en son propre silence, poème de voix pour deux pianos Ouï-dire sur la lumière et l'amour, canons et symphonies pour deux pianos de Barnabás Dukay.

Ce cycle se terminera jeudi 8 décembre par un concert baptisé Liszt en Hongrie avec Ryutaru Suzuki, Théo Fouchenret, Tom Grimaud, Yun Qiu Wu, Florian Chabbert, Guilhem Fabre, Gabriel Tran, Lise Charrin, Victor Métral, Josquin Otal, Marie Dusquesnois et Simon Ghraichy. Au programme des œuvres de Béla Bartók, Zoltan Kodaly, György Kurtág, Péter Eötvös et bien sûr Franz Liszt.

Si Liszt figure aujourd'hui au panthéon des musiciens, sa célébrité n'est pas sans équivoque. Le goût d'une virtuosité parfois gratuite ; des préjugés tenaces de la part des puristes ; l'ampleur même de l'œuvre… Autant de facteurs qui, en cette année d'anniversaire, incitent à écouter de plus près un art qui doit tant à son siècle, tout en annonçant les innovations d'un Wagner, voire d'un Debussy. Transcriptions, Lieder, œuvres chorales, représentent la fraction la moins jouée d'un catalogue immense.

Transformer inlassablement ses propres œuvres comme celles des autres, copier pour créer, voilà qui le rapproche dans sa démarche aussi bien des peintres que des plasticiens. Avec Liszt justement, ce qui compte, c'est la paraphrase qui permet d'écouter d'abord des qualités sonores, résonance, texture, contrastes de registres, qui fait aussi sonner les musiques dont il s'empare d'une manière inouïe. Pour lui, la matière musicale était toujours en mouvement. Entre Don Juan et Faust, il incarne bien toute la vigoureuse trivialité du nouveau siècle, son goût de l'estrade et des foules, des révolutions et des machines…

Le site du Musée d’Orsay

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