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Uri Caine & Carla Bley , rencontres insolites

Par Max Dembo |

Les deux pianistes américains investiront la Salle Pleyel le 25 avril.

Une soirée de rencontres en deux parties attend les spectateurs de la Salle Pleyel, dimanche 25 avril : Uri Caine d’abord, pianiste virtuose issu du monde classique, particulièrement réputé pour ses improvisations revisitant les grands compositeurs, revient à Mozart en proposant un projet brillamment éclectique. Carla Bley et son quartet ensuite, The Lost Chords, accompagnés cette fois du trompettiste sarde Paolo Fresu...

Depuis plus de quinze ans, Uri Caine ne cesse de raconter la même drôle d’histoire, un délire qui se moque des principes et des frontières spatiotemporelles. En grande formation ou en trio, en sideman dévoué ou en leader assumé, le pianiste new-yorkais persiste et signe de main de maître des projets qui saluent aussi bien les compositions du passé que sa faculté à les transcender. Le résultat est souvent heureux, toujours curieux. Monk, Herbie Hancock, Fats Waller ont ainsi eu droit à des relectures synonymes de nouvelles aventures, tout comme les traditionnels juifs, le funk expérimental de Philadelphie ou encore les musiques de Rio.

Mais c’est en s’attaquant à quelques monuments du classique (Mahler, Wagner, Bach, Schumann ou encore récemment Verdi), que l’iconoclaste a imposé sa marque de fabrique. Et dans le genre, sa vision originale de Mozart est devenue… un classique.

C’est également sous l’angle de l’originalité que Carla Bley s’est imposée au tournant des années 70 comme l’une des arrangeuses essentielles du jazz, après avoir activement participé à la révolution esthétique de la New Thing. Escalator Over The Hill, l’opéra composé en 1972 sur un livret du poète Paul Haines, demeure encore aujourd’hui un chef-d’œuvre rarement égalé, une synthèse de toutes les musiques, facétieuse et engagée.

Depuis, Carla Bley enregistre régulièrement dans des contextes des plus divers, du duo avec le bassiste Steve Swallow au big band qui s’appuie sur une fidèle équipe de solides pupitres. Parmi toutes ses formations, son quartet The Lost Chords (les accords perdus, tout un programme !) est l’une des plus en vue, proposant une musique pleine de délice et de malice, comme quand ils décident de chercher… et trouver le trompettiste sarde Paolo Fresu.

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