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Vinicius de Moraes, une réhabilitation diplomatique

Trente ans après sa mort, le père de la bossa nova, par ailleurs diplomate, a été promu au rang d’ambassadeur.

Par Marc Zisman | Actualité | 11 février 2010
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Selon l'AFP, le Brésil a promu au rang d'ambassadeur, 30 ans après sa mort, le diplomate Vinicius de Moraes, expulsé du ministère des Affaires étrangères en pleine dictature militaire (1964-85), et connu mondialement comme l'un des pères de la bossa nova.

Co-auteur avec Tom Jobim de la chanson Garota de Ipanema, Vinicius de Moraes, décédé en 1980 à l'âge 66 ans, avait été contraint d'abandonner sa carrière diplomatique en avril 1969 avec 43 autres fonctionnaires et de prendre le chemin de l'exil.

Le célèbre poète et compositeur a été la victime la plus connue de la Commission d'enquête sommaire du régime militaire qui lui a reproché à l'époque d'être trop bohème et de ne pas se consacrer suffisamment de temps à ses fonctions.

Cependant, Vinicius de Moraes qui a été en poste à Paris, Los Angeles et Montevideo était considéré comme un diplomate exemplaire. En 1998, il avait été amnistié par la justice fédérale et, en 2006, il avait été réintégré dans le corps diplomatique.

La réhabilitation décidée par les députés, et qui doit encore être confirmée par le Sénat, ouvre la voie à l'octroi d'une pension à sa famille.

« L'expulsion de Vinicius a été un acte arbitraire de la dictature. Il n'a pas seulement été ambassadeur à l'Itamaraty (ministère brésilien des Affaires étrangères), mais de la culture brésilienne », a déclaré sa fille aînée, Suzana de Moraes, aujourd'hui cinéaste, au quotidien Globo.

Vinicius de Moraes était notamment l'auteur de la pièce de théâtre Orfeu Negro, dont l'adaptation au cinéma en 1959 par Marcel Camus, avait obtenu la Palme d'or au festival de Cannes.

Le site officiel de Vinicius de Moraes

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