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Trois Mirabassi pour le prix d’un !

Par Marc Zisman |

En solo, en trio et avec ses invités : le 2 avril, le pianiste de jazz Giovanni Mirabassi offrira un triple concert au public parisien du Théâtre de l’Athénée-Louis Jouvet.

Le 2 avril, ce sont trois facettes que Giovanni Mirabassi proposera à son public sur la scène parisienne du Théâtre de l’Athénée-Louis Jouvet. En solo, en trio puis en compagnie d’invités surprises, le pianiste italien, parisien d’adoption, promènera notamment les mélodies de son dernier album paru en octobre, Adelante.

Engagé et enragé. Romantique et lyrique. Mirabassi est tout ça et bien plus encore. Ses mots sont notes et ses notes sont mots. Intérieurement, le bouillonnement est total, viscéral et radical, exacerbé et nourri par la mollesse ambiante, le règne du médiocre, le compromis tous azimuts et cette idée que l’engagement et la lutte ne sont plus qu’une vieille photo sépia pour gauchistes andropausés… Extérieurement, la mélodie n’a jamais été autant magnifiée, portée à son nirvana et transcendée par l’improvisation la plus épurée…

On pourrait presque résumer cela par le premier titre qui ouvre Adelante et que le pianiste italien, parisien d’adoption depuis bientôt vingt ans, a enregistré à Cuba, un 1er mai : L’Internationale.

La révolution romantique. La déstabilisation sensuelle. Ou alors, carrément, la force tranquille… La langue Mirabassi n'est parlée que par Mirabassi. Ce piano d'un lyrisme effréné. Cette façon de célébrer la mélodie pour la mélodie, le pianiste italien est un des rares à militer de la sorte. Même lorsqu'il s'approprie les plus grands chants révolutionnaires, français ou sud-américains, transalpins ou sud-africains, l'agitation et la déstabilisation trouvent dans le raffinement de son jeu un second souffle. Des séismes au cœur même de sa musique qui lui sont propres.

L'héritage sa glaise musicale a pourtant des descendances claires. Il y a chez Giovanni Mirabassi cette accessibilité, ni mièvre, ni collabo. Juste magnifique, lettrée et tripale. Comme chez son compatriote et maître, Enrico Pieranunzi. Ou chez celles et ceux qui ont du écouter 9865 voire 9866 fois You Must Believe In Spring de Bill Evans…

Le point de départ de sa course effrénée est pourtant ailleurs. Chez le pianiste classique Aldo Ciccolini qui lui ouvrira les yeux « sur la façon d'aborder la musique ». Et sans doute, aussi, aux côtés de Chet Baker, qu'il accompagne un soir, dans sa ville natale de Pérouse… Désormais, la lutte (intérieure) continue avec ce Che du lyrisme, là pour destituer nos sens.

Le site de Giovanni Mirabassi

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Le site du Théâtre de l’Athénée – Louis Jouvet