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Otis, ascenseur pour la gloire

Par Marc Zisman |

L'intégrale de ses concerts au Whisky A Go Go de Los Angeles en 1966 enfin publiée !

Difficile de ne pas déballer la cargaison de superlatifs face à la somme qui vient de paraitre le 2 décembre. En 65 titres, voilà rassemblée sur Live At The Whisky A Go Go: The Complete Recordings (disponible en Hi-Res 24Bit !) l’intégralité des concerts donnés par Otis Redding et ses dix musiciens dans l’antre du Whisky A Go Go sur le Sunset Strip de Los Angeles, les 8, 9 et 10 avril 1966. Jusqu’ici, seul un album posthume réunissant dix chansons avait été publié en octobre 1968, un an donc après l’accident d’avion qui avait coûté la vie au chanteur à seulement 26 ans. Voilà cette fois la totale ! Restaurée à la perfection ! Ces concerts n’étaient, au départ, guère anodins. Ouvert à peine deux ans plus tôt, le Whisky était un club majoritairement blanc où se produisait toute la hype pop et rock du moment. Avant le 8 avril, la salle a ainsi accueilli les Rascals, le Paul Butterfield Blues Band, les Leaves, les Grass Roots, Love ou bien encore les Beau Brummels mais aucune star noire du sud du pays. En programmant Otis et son groupe, l’entourage comme la maison de disque du chanteur veut ouvertement agrandir son public. Conscient de son potentiel rageur (surtout sur scène !), il ne fait aucun doute que le public blanc du Whisky adoubera le soulman. La force d’Otis Redding est évidemment de ne pas mettre la moindre goutte d’eau dans son vin et de livrer son art tel quel. Dans sa brutalité. Sa simplicité. Et sa force initiale. Conscient de devoir conquérir un public venu plus par curiosité que par fanatisme, il déroule son show à la force de sa voix qui prend aux tripes et de ses chansons imparables. Même lorsqu’il revisite les tubes du moment auquel les spectateurs du Whisky sont habitués (au hasard, (I Can’t Get No) Satisfaction des Rolling Stones ou A Hard Day’s Night des Beatles), il sait qu’il vise juste. On sort lessivé, renversé et subjugué par ces quatre heures quarante de soul pure et dure. Entouré de James Young à la guitare, Robert Holloway, Robert Pittman et Donald Henry aux saxophones, Sammy Coleman et John Farris aux trompettes, Clarence Johnson au trombone, Katie Webster au piano, Ralph Stewart à la basse et Elbert Woodson à la batterie, Otis Redding a livré ici des performances comme peu de ses confrères en offriront. Et dire que le bonhomme ne passa que 26 ans sur terre… « Je suis resté debout, devant la scène, pendant tout le concert, s’est souvenu des années plus tard un spectateur présent. Je n'avais jamais entendu parler de ce Otis Redding. J'ai été abasourdi par l'énergie qu'il dégageait. » Un spectateur qui n’était autre que Robby Krieger, guitariste des Doors… Malheureusement, aucune trace filmée de ces concerts de 1966 au Whisky A Go Go mais d'autres savoureuses performances live comme celles-ci :





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