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Le Tour des babils au Théâtre de Suresnes: Qobuz a posé 5 questions à Geoffroy Jourdain

Par Nicolas Gal |

Le dimanche 30 mars, le Théâtre de Suresnes accueille l’ensemble vocal Les Cris de Paris pour un spectacle original entièrement a cappella sur l’universalité de la musique.

Si la langue peut être une barrière, la musique, elle, est universelle. C’est ce que prouve Les Cris de Paris dans leur spectacle Le Tour des babils, en représentation au Théâtre de Suresnes le 30 mars.

Mettant en relief les subtilités de la communication au travers des voix, qu’elles soient en forme de chant ou d’onomatopées, les douze chanteurs livrent une histoire sans parole, sous la direction de Geoffroy Jourdain (que Qobuz a eu la chance de rencontrer !). Aussi drôle que ludique, ce spectacle casse les codes du genre, et promet un véritable moment de folie vocale… Un évènement à ne pas manquer !

Qobuz a voulu en savoir plus... On a posé 5 questions à Geoffroy Jourdain.

Le Tour des babils est un spectacle sans parole. Est ce que vous pouvez nous parler de la réflexion plus globale sur le langage, la communication, qui en découle ?

La musique vocale en Occident a ceci de particulier qu'elle consiste la plupart du temps à "mettre des notes" sur un texte préexistant. Dès lors que la voix est utilisée avec d'autres objectifs (imiter des bruits, des instruments), ce qui a intéressé de plus en plus souvent les compositeurs au 20ème siècle, on explore des imaginaires inédits dans le champ musical, poétique et théâtral. Car c'est tout ce qui a trait au langage (la voix est son outil) et au sens des sons qui devient notre terrain de jeu.

Est-ce que le processus créatif de ce spectacle a été différent de ce que vous avez fait par le passé? En quoi?

Chaque spectacle implique de toutes façons un processus créatif différent du précédent, mais il est vrai que celui-ci est particulièrement singulier. Il s'inscrit dans le prolongement d'une série de concerts qui réunissait des oeuvres dont la particularité était d'être écrites "sans paroles" (avec comme support des onomatopées, ou des langages tout à fait inventés), dont nous voulions concevoir un prolongement plus théâtral, à destination en particulier des jeunes publics, qui sont souvent bien plus disponibles que les adultes à s'amuser du fait qu'un son peut en cacher un autre.

Comment exploitez vous les capacités de chacun?

C'est surtout à Nicolas Vial et à Corinne Paccioni, qui co-signent la mise en scène, qu'il faudrait poser cette question. Ils ont inventé des personnages et des situations à partir de pièces choisies par les chanteurs, pièces que je leur avais suggérées ou qu'ils avaient dénichées eux-mêmes, et qu'ils avaient envie de défendre. Mais pour ma part de réponse, je dirais que c'est en faisant en sorte de les mettre en valeur le plus possible.

Vous avez inclus à Le Tour des babils une dimension comique. C'est important pour vous de vous démarquer de la rigidité que peuvent avoir certaines formations dites "classiques"?

Il y a nécessairement une dimension comique dans tout ce qui s'empare du langage de façon ludique, comme en témoignent par exemple les travaux insatiables de l'Oulipo. La drôlerie vient surtout de la matière musicale elle-même qui a inspiré des situations théâtrales qui, nous l'espérons, feront rire, mais je ne crois pas que la rigidité de la musique classique soit spécialement questionnée ici ; nous ne sommes pas en situation de concert, mais de théâtre musical, c'est un espace beaucoup plus libre.

Est ce que vous considérez ce spectacle comme un terrain de jeu dans lequel vous pouvez expérimenter, peut être plus qu'à l'accoutumée?

Oui snas aucnu doute. Et les possbilitlés sotn infniies ! !

Plus d’informations sur le site officiel du Théâtre de Suresnes

Retrouvez Les Cris de Paris sur Qobuz !

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