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Trentemøller ne perd pas le nord

Avec "Observe", le Danois signe un superbe nouvel album hypnotique et libre, de plus en plus éloigné de la musique de club...

Par Smaël Bouaici | Vidéo du jour | 3 octobre 2019
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Anders Trentemøller est de retour avec Observe, un nouvel essai de studio plus libre que jamais. “La seule chose que je savais avant de commencer, c’est que je n’avais aucune obligation de faire un album que je pourrais jouer sur scène avec un groupe. Obverse devait me permettre d’explorer mon studio, et c’était complètement libérateur.

Délivré de toute pression, le maître du contraste danois s’éloigne toujours plus de la musique de club mais reste un paysagiste assumé. Ce disque est une nouvelle preuve de son talent d’impressionniste sonore, avec cet incipit qui prend au corps, Cold Comfort, 8 mn 30 de guitares shoegaziennes hyperplanantes avec la voix éthérée de Rachel Goswell, qu’il a appelée parce que le morceau lui faisait penser à Slowdive.



Entre dream pop, BO de scènes de film du Grand Nord, et synthés sous morphine, Trentemøller livre quelques coups de génie, comme Blue September, un titre d’une noirceur éclatante porté par les vocalises célestes de Lisbet Fritze (du trio de Copenhague Giana Factory), qui semblent enregistrées dans une cathédrale (ou envoyées du paradis, allez savoir), et ce synthé qui vrille en alternance des deux côtés de la stéréo pendant que le kick monte.



Le morceau de bravoure d’un disque étonnamment hypnotique, à l'image de Trnt, formidable titre à écouter au casque dans le noir : on y entre à tâtons, et on en ressort tiré de force par les agents de sécu.



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