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Tony Joe White, bayou triste

Par Marc Zisman |

Le maître du swamp rock est mort à l'âge de 75 ans...

Certains musiciens incarnent un genre à eux-seuls. Le swamp rock, c’est Tony Joe White. En mélangeant subtilement la country, le blues, le rock'n'roll, la soul et le rhythm'n'blues, ce kid de Louisiane terrassé par une crise cardiaque le 24 octobre 2018 a traduit en musique son bayou natal. Chaleur accablante, humidité quasi-sexuelle, poésie boueuse, cuivres bouillants et guitares rugueuses, rien ne manquait à l’appel de cette B.O. poisseuse et géniale. Sa voix de baryton à tomber comme son attitude laid back ancrée dans son ADN n’avaient plus qu’à rendre ce style Tony Joe White encore plus unique.

En six ans, sur Monument Records puis Warner Bros., il gravera six albums déments : Black and White (1968), ...Continued (1969), Tony Joe (1970), Tony Joe White (1971), The Train I'm On (1972) et Homemade Ice Cream (1973). En 1969, un certain Elvis Presley reprendra son Polk Salad Annie, boostant ainsi sa popularité. Car l’interprète racé était avant tout un compositeur classieux, auteur des tubesques Rainy Night in Georgia (que chantera Ray Charles), Willie and Laura Mae Jones, Steamy Windows, Soul Francisco et Roosevelt and Ira Lee. Et lorsqu’il revisitait les merveilles de ses confrères, comme le Wichita Lineman de Jimmy Webb, il en donnait souvent l’une des interprétations définitives. Comme Dr. John ou J.J. Cale, Tony Joe White fut un alligator solitaire à la peau dure. Le dépositaire d’une attitude et d’un style…









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