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Steven Wilson, live royal

Un copieux album live londonien pour l'ex-Porcupine Tree...

Par Jean-Pierre Sabouret | Vidéo du jour | 6 novembre 2018
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Salle mythique s'il en est, le Royal Albert Hall est une sorte de cousin londonien de l'Opéra et de l'Olympia. Et c'est l'écrin idéal pour ce diamant pur qu'est la musique de Steven Wilson, maintenant qu'il a intégré harmonieusement une nouvelle composante pop de haute volée dans une démarche toujours aussi unique et authentique. Preuve que, contrairement à nombre d'artistes au moment de défendre un album "différent", il assume sans la moindre réserve son dernier effort studio en date, To The Bone, c'est son intégralité qu'il ressert sur Home Invasion: In Concert At The Royal Albert Hall avec un groupe aussi compétent que dévoué. Un groupe qui mérite qu'on s'y attarde, même si Steven a décidé qu'il ne se cacherait plus derrière une enseigne, à la fois lourde et quelque peu trompeuse, comme celle de Porcupine Tree.

On peut ainsi difficilement trouver plus subtil et respectable qu'Adam Holzman, sachant qu'il a œuvré avec sa majesté Mile Davis, notamment sur Tutu, en 1986, et les tournées qui ont suivi pendant trois ans, mais aussi Michel Petrucciani, Marcus Miller, Robben Ford et quelques dizaines d'autres. Steven n'est même pas son premier "Wilson", puisqu'il a accompagné Ray, un temps chanteur de Stillskin (le tube Inside) et, très rapidement, Genesis. La tâche était moins aisée pour le guitariste Alex Hutchings. Peu connu, ayant juste joué dans le spectacle Thriller Live, l'énorme production en hommage à Michael Jackson, il s'en tire avec les honneurs, malgré la lourde tâche de succéder à Dave Kilminster et Guthrie Gowan. Et le batteur Craig Blundell (Pendragon, Porcupine Tree, ou divers projets de membres de Van Der Graaf Generator ou King Crimson…) parvient lui aussi à relever dignement le défi de remplacer l'extraordinaire Marco Minnemann ou Chad Wackerman

Mais celui qui a pris du galon et semble avoir été instrumental dans l'orientation musicale récente de SW, c'est l'impressionnant bassiste Nick Beggs (Ellis, Beggs & Howard, The Mute Gods, Steve Hackett ou… Kajagoogoo). Sans oublier la formidable Ninet Tayeb sur Pariah, People Who Eat Darkness et Blank Tapes. On le sent tout au long des 2 heures et 26 minutes de ce live, aussi bien secondé, le patron se sent pousser des ailes et se permet quelques effronteries, comme lorsqu'il introduit sa "trahison", à savoir le morceau le plus pop de To The Bone, Permanating. Plus qu'une explication de texte, ou plutôt de musique, il clame son plus grand amour pour les Beatles ou Abba, disco dance, quitte à froisser les "snobs de la musique", invitant à "danser sur un peu de disco pop"… On ne se refait pas malgré tout, c'est sur deux morceaux de sa facette plutôt sombre et dépressive (il le confesse lui-même), The Sound Of Muzak et la glauquissime The Raven That Refused To Sing, qu'il a choisi de conclure ce qui, plus qu'un album live, prend des allures de remarquable démonstration de force.





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