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Squarepusher, l'expérience intérieure

Avec "Be Up a Hello", son 15e album studio, Tom Jenkinson signe une sorte de journal intime électronique...

Par Smaël Bouaici | Vidéo du jour | 5 février 2020
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Retour à l’artisanat pour Squarepusher. Après avoir usé du top de la technologie, revoici l’une des figures de la première génération Warp avec des vieilles machines pour Be Up a Hello, son nouvel album chez l’illustre label anglais, cinq ans après Damogen Furies.

Si le matériel vintage est tendance depuis quelques années dans la musique électronique, Tom Jenkinson y voit surtout un processus qui permet de générer de nouvelles idées, ce qui explique le côté expérimental de cet album.



L’Anglais débraye des breaks (sa signature) d’entrée de jeu sur Oberlove et Histonu, qui ressemblent à la bande-son d’un jeu vidéo avec ses synthés chiptune rêveurs. On monte ensuite en tension entre le gros kick à la Prodigy de Nervelevers et la drill’n’bass de Speedcrank, avant de revenir au calme sur Detroit People Mover, un titre quasi ambient, de l’electronica avec d’émouvantes nappes de synthé et des guitares étirées via un flanger minimaliste.

On retrouve l’ADN original de Squarepusher sur Terminal Slam, un titre, nerveux, métallique, bleepy et industriel, un vrai exercice de style, avant un final menaçant sur 80 Ondula. Comme toujours, Squarepusher se moque des modes et des codes et appose sa touche sur un album écrit comme un journal intime, l’équivalent musical d’un beau film d’auteur.

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