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Songhoy Blues, un cri d'espoir

Par Stéphane Deschamps |

Toujours aussi viscéralement rock, le groupe malien signe un 3e album plein de furie mais surtout plein d'optimisme...

En ces temps troublés, et plus encore pour un groupe originaire du Mali, ce titre d’album, Optimisme, sonne comme un brûlot insurrectionnel. De l’optimisme, on en manque, et il en faut. Songhoy Blues y croit, et le clame fort. Ce groupe s’est formé en exil en 2012, du Nord du Mali livré aux djihadistes vers la capitale Bamako. Enraciné dans les traditions d’Afrique de l’Ouest et du Nord-Mali mais avec l’énergie très rock de la jeunesse, il a vite été repéré par les amateurs et producteurs occidentaux (dont Damon Albarn), qui placent en lui la promesse d’une carrière internationale, façon Tinariwen ou Amadou & Mariam. Et ça marche.

Optimisme, ce troisième album produit par Matt Sweeney qui vient tout juste de paraître, confirme et augmente le potentiel du groupe. Songhoy Blues joue plus vite et plus fort que les autres, avec des guitares branchées sur 400 volts, un chanteur en ébullition et un batteur funky. Dès le premier morceau, on croit entendre Rage Against The Machine.

Et puis à la fin, il baisse la garde et joue comme pour retrouver la paix du désert. Ali Farka Touré et Tinariwen sont les pères spirituels de cette musique. Mais Songhoy Blues ne se contente pas de vivre sur l’héritage. Il creuse sa propre route, qui semble mener tout droit aux grands festivals rock du monde entier. Ouverture des frontières musicales et géographiques, sursaut d’énergie pour le rock parfois un peu assoupi, bonnes vibrations communicatives : ce disque est une leçon d’optimisme.

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