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Mory Kanté, mort du griot électrique

Par Marc Zisman |

Révélé au grand public en 1987 avec son tubesque "Yeké Yeké", le maître de la kora s'est éteint à l'âge de 70 ans...

Il n'y a pas que Yéké Yéké dans la vie ! Surtout pas dans celle de Mory Kanté, figure majeure de la musique africaine, qui s'est interrompue le 22 mai 2020 à Conakry. De ses débuts aux côtés du Super Rail Band de Bamako – orchestre fondateur de la musique de l’ouest africain des années 70 qui a révélé également un certain Salif Keita… – jusqu’à son explosion sur le devant de la scène internationale durant les années 80 avec donc ce Yéké Yéké, celui qu’on surnommait le griot électrique était l'une des voix de l’Afrique les plus emblématiques.

Voix qui n'oubliait jamais de rester engagée comme en 2012, sur son album La GuinéenneMory Kanté rendait hommage aux femmes de ce monde qui nous ont « nourris, éduqués, servis, soignés et instruits ». Comme souvent chez lui, entre tradition et modernité, le multi-instrumentiste guinéen – qui fut le premier à électrifier la kora – retrouvait ici le son à l’origine de son succès.



Né d’une mère malienne et d’un père guinéen en 1950, Mory Kanté avait écouté très jeune des sons pluriels, de la musique traditionnelle d'Afrique de l'Ouest à James Brown, Barry White et Johnny Pacheco en passant par les Yéyés made in France. Un brassage qui servira d'ADN à son art atypique bien plus ample que ce Yéké Yéké, adaptation d’une mélodie mandingue traditionnelle ravalée par des boîtes à rythmes et des sonorités électriques, qui a malheureusement trop souvent fait de l'ombre au reste de sa musique et de sa discographie...



En mai 2012, Qobuz recevait Mory Kanté à l'occasion de la sortie de son album La Guinéenne. Une interview durant laquelle il revenait sur son parcours assez unique et même sa rencontre avec… le pape !



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