Maud Lübeck, son message personnel

Comme une fascinante cousine éloignée de Françoise Hardy...

Par Nicolas Magenham | Vidéo du jour | 22 janvier 2019
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Seconde partie de son diptyque amoureux entamé avec Toi non plus en 2016, le troisième album de Maud Lübeck intitulé Divine est un objet aussi serein qu’une rencontre amoureuse. Certes la mélancolie ne quitte jamais vraiment celle que l’on pourrait définir comme une cousine éloignée de Françoise Hardy – car l’amour est naturellement une chose fragile à l’avenir toujours incertain.

C’est surtout dans ses mélodies romantiquement alambiquées, ainsi que dans l’omniprésence du piano, que cette tristesse qui ne dit pas son nom se fait le plus sentir. Ce disque possède donc une inquiétude lointaine (A deux et sa marche harmonique poignante), mais c’est avant tout sur l’épiphanie de la rencontre que Maud Lübeck choisit de mettre l’accent. En attendant la perte éventuelle des illusions, essayons d’y croire, semble-t-elle nous susurrer au creux de l’oreille (« Et si tu es mon dernier amour, celui qui durera toujours »).

En plus d’une musique à l’écriture sensible et intelligente, les paroles de cet album recèle de trouvailles qui font d’elle une songwriter sur laquelle il faut désormais compter : de la litanie/prières exaucées de DivineNe partez pas, ne partez pas… ») jusqu’aux assonances en « u » d’Amoureuse, les mots de Maud Lübeck expriment la douceur de la rencontre en évitant à tout prix la banalité. Les chœurs sont assurés par Edward Barrow et Maissiat – cette dernière étant entre autres l’auteure d’une des chansons de l’album de Françoise Hardy, Personne d’autre. La boucle est bouclée.



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