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La Féline sort ses griffes

Par Max Dembo |

Avec "Triomphe", Agnès Gayraud s'ouvre au monde...

Depuis 2009, sous ce nom de La Féline chipé à un chef d’œuvre de Jacques Tourneur et à un album des Stranglers, Agnès Gayraud flottait au-dessus d’un no man’s land où se rencontraient des souvenirs de new wave eighties (Cure, Cocteau Twins), des ombres de voix françaises (Christophe, Claire Diterzi, Murat) et quelques touches d’électro épurée. Son premier album sortait enfin en novembre 2014 sur le label de Marc Collin, Kwaidan Records. Le temps était nécessaire sans doute pour faire le tri entre ses multiples influences et concevoir avec beaucoup de naturel une voix bien à elle ; le titre, Adieu l’enfance, le prouvait aussi… Deux ans plus tard avec Triomphe, La Féline sort à nouveau de sa tanière avec ce même charisme envoûtant mais bien moins sombre et austère que par le passé. Les ombres de new wave font place à plus de chaleur et de clarté. Avec la batterie chamanique de Franck Garcia, le saxophone de Yoann Durant, la flûte et l’octobasse de Michael Schmid, et bien sûr la voix et les textes d'Agnès Gayraud, ses riffs de guitare, on se sent étrangement initié, comme si chaque chanson enveloppait un secret. C'est que la création de ce disque est intimement liée à la rencontre avec un lieu étrange : le Performing Art Forum de Saint Erme, immense bâtisse hantée et vibrante. Dans cet ancien refuge pour soldats en déroute, autrefois école de jeunes filles, devenu repaire d'artistes cosmopolites, la Féline a puisé son inspiration. L’intime d’Adieu l’enfance fait désormais place à des ambiances plus ouvertes sur le monde. Le passé n’est pas oublié ou renié. La Féline a juste grandi, mûri et peut triompher de son impressionnante mutation.



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