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L'Épée, ça tue !

Supergroupe rock'n'roll composé d'Emmanuelle Seigner, Anton Newcombe de Brian Jonestown Massacre et des Limiñanas, l'Épée ravive la flamme d'un rock'n'roll sixties éternel et qui ne sent jamais la naphtaline ni la poussière de musée !

Par Marc Zisman | Vidéo du jour | 10 septembre 2019
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Pour le dico, l'Épée est une arme de main faite d'une lame d'acier pointue fixée à une poignée munie d'une garde. Depuis quelques mois, c'est aussi un carré d’as pas si improbable que ça composé de la chanteuse et comédienne française Emmanuelle Seigner, de l’Américain exilé à Berlin Anton Newcombe, leader bien azimuté du combo Brian Jonestown Massacre, et du tandem perpignanais Marie et Lionel du groupe The Limiñanas.

Quatre personnalités viscéralement rock’n’roll, habitées par la sainte trinité guitare électrique/pédale fuzz/réverb et qui viennent de graver dans la cire un opus impeccablement nommé Diabolique.



Leur union d’un jour baptisée L’Épée (Newcombe aurait rêvé ce nom) est l’impeccable grande messe du rock sixties, in English et en français, lorgnant aussi bien vers le Velvet Undergound que les BO obscures et électriques d’Ennio Morricone, les Stooges d’Iggy Pop, les Rolling Stones période Brian Jones, les quincailleries garage américaines comme Music Machine, Shadows of Knight, Seeds et autres Sonics. On trouve aussi dans l’ADN de cette Épée flamboyante quelques gauloiseries yéyé comme Françoise Hardy et Ronnie Bird.



Une avalanche de références, à la sonorité très typée, qui habillent leurs paroles aussi poétiques que sombres, drôles, décalées ou diaboliques, c’est selon. Surtout, des noms qui ne réservent jamais l’album Diabolique à un club d’initiés érudits en Beatles boots, pantalon cigarette et lunettes noires.

L’Épée peaufine son son comme ses paroles, sa production comme ses mélodies pour signer un disque ouvert à tous les boulimiques d’électricité et de rock’n’roll sans concession.



Pour la sortie de ce premier album, rencontre parisienne exclusive pour Qobuz avec ces esthètes rock'n'roll :



Toujours pour Qobuz, les quatre Épées se prêtent au jeux du One Cover One Word pour avoir leur premier et dernier mot quant à quelques pochettes - surprises - triées sur le volet :



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