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Junius Paul, boss de basse

Par Marc Zisman |

Complice de Makaya McCraven, le bassiste de Chicago signe un premier album bien fou mêlant free jazz, post bop, jazz spirituel et funk...

You Are Free to Choose. “Tu es libre de choisir”. Le titre du premier thème du premier album de Junius Paul dit tout. Pas anodin non plus que le bassiste de Chicago ait placé le mot free au milieu.

Du free-jazz, terme aux contours certes flous, Ism en propose une bonne dose. Mais du free jamais obtus accueillant d’autres influences, d’autres sonorités, d’autres musiques.

Très dans l’esprit et la philosophie finalement de l’AACM (Association for the Advancement of Creative Musicians) et son Art Ensemble of Chicago, institutions mythiques de la ville, dont Junius Paul est un digne héritier…



Découvert aux côtés du batteur Makaya McCraven avec lequel il duettise à gogo, il a débuté l’enregistrement de ce disque solo durant l’été 2016. Neuf sessions suivront dans plusieurs lieux de Chicago, regroupant une douzaine d’amis musiciens. Neuf sessions conclues par des heures de postproduction sur près de la moitié de l’album signée Makaya McCraven.



Si You Are Free to Choose dégringole l’escalier harmonique à 200 à l’heure, un court thème comme Georgia déballe un groove ouvertement funky, un brin nu soul. Un grand écart à l’image de cet album, Ism, qui montre surtout que Junius Paul a aussi bien digéré le Miles Davis de Bitches Brew que le Herbie Hancock de Mwandishi, le Earth, Wind & Fire de The Need of Love, les albums de la galaxie P-Funk (Funkadelic/Parliament), le Jimi Hendrix d’Are You Experienced? et mille autres choses. Vivifiant.

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