Étant connecté à Facebook, l'article que vous êtes en train de lire est susceptible d'être partagé au bout de 10 secondes de lecture. Vous pouvez configurer ceci dans vos paramètres de services externes.
Bonne lecture!

Jeff Tweedy, entre parenthèses

Mais que vaut ce premier (vrai) album solo du leader de Wilco ?

Par Marc Zisman | Vidéo du jour | 5 décembre 2018
Réagir
Qobuz

La mort, le temps qui passe, la dépression, l’usure… On n’attire pas le chaland en placardant des thématiques aussi sexy sur le devant d’une vitrine. Même lorsque le bouclard s’appelle Warm (chaud en français). Pourtant, Jeff Tweedy est l’un des songwriters les plus avenants de sa génération. Celui chez qui on aime se réfugier en cas de gros coup de blues hivernal. Depuis la fin des années 80, le leader du groupe Wilco n’a cessé de faire des merveilles avec ces mots de l’intime qui parlent des maux de l’intime. Evidemment avec un brin d’humour ou de causticité…

Régulièrement, Tweedy a pigé ça et là avec d’autres. Depuis 2010, il travaille régulièrement avec l’une des grandes reines de la soul, Mavis Staples, qu’il produit ou avec laquelle il coécrit (les albums You Are Not Alone en 2010 et One True Vine en 2013). En 2014, il publiait un disque en duo avec son fils batteur Spencer (Sukierae). En 2017, avec Together at Last, il sortait un disque enfin orné de son propre nom. Un vrai-faux départ en solo puisque exclusivement composé de vieilles chansons de Wilco et de ses projets Golden Smog et Loose Fur, qu'il revisitait en version acoustique.

Avec Warm, le répertoire est 100 % neuf et Jeff Tweedy est 100 % maître à bord. Le terrain est connu. Toujours aussi sobre et beau dans son univers d’americana intemporelle. Impeccable dans cet équilibre doux-amer qu’il affectionne tant. Et toujours impressionnant lorsqu’il s’agit de magnifier une mélodie pure (I Know What It's Like) ou de faire du bruit (The Red Brick). Tweedy prouve surtout qu’il est l’un des meilleurs poètes rock de sa génération. Comme lorsqu’il referme la chanson Some Birds par la phrase : “I break bricks with my heart, Only a fool would call it art.”











ECOUTEZ WARM DE JEFF TWEEDY SUR QOBUZ


Pour suivre tout ce qui se passe sur Qobuz, rejoignez-nous sur Facebook !

 Lire aussi

À découvrir autour de l'article

Votre avis

Vos lectures


Inscrivez-vous à nos newsletters