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Jeanne Cherhal, comme en 40

Par Nicolas Magenham |

Désormais quadragénaire, la Nantaise signe un superbe nouvel album rempli d'amour, de nostalgie, de douceur, d'optimisme, d'auto-critique, de sexe et même d'un certain Jacques Higelin...

Pour L'An 40, son sixième album studio, Jeanne Cherhal se fait introspective, au son d’une pop orchestrale mais néanmoins intime.

C’est avant tout la quarantaine qu’elle aborde ici (L'An 40), un âge qu’elle considère comme une porte ouvrant vers une lumière revigorante (« On dirait quelquefois qu’elle a des ailes/Ou comme une audace, l’insolente »).

Tout au long de ces dix chansons, c’est toujours de sa voix douce qu’elle nous dévoile ses pensées et expériences personnelles – mais cette douceur cache très souvent un volcan en ébullition, comme l’atteste Le Feu aux joues.



Tout en chantant un présent qu’elle veut optimiste, Cherhal se remémore son enfance avec une pointe de nostalgie dans les Racines d’orJ’y reviens, j’en repars/Qu’il est doux d’être de quelque part »), avant de revenir vers une réalité plus brutale et auto-critique dans Fausse Parisienne. Dans cette chanson, elle évoque un Paris stressant, mondain, qui ne lui ressemble pas. Cette Nantaise est personnifiée par un solo de flûte traversière, noyé au sein d’une formation de cuivres frénétiques et d’un piano saccadé, qui, eux, représentent naturellement la capitale française.

Dans un style plus détendu, elle évoque aussi le plaisir d’une certaine position sexuelle dans Soixante-neuf (Gainsbourg n’est pas loin). Les images et métaphores plus ou moins subtiles sont légion dans ce morceau emmené par un piano minimaliste dont le rythme est, comme souvent chez Jeanne Cherhal, au centre de tout.



C’est avec une émotion immense que la chanteuse prend congé de l’auditeur puisque la plage Un adieu rend hommage à l’un de ses mentors, Jacques Higelin, disparu en 2018. Accompagnée d’un chœur de gospel, de quelques cuivres et de son éternel piano, Jeanne Cherhal se souvient de l’adieu au chanteur au Cirque d’Hiver juste avant son inhumation. Mais malgré la douleur, la musique et les mots ne se laissent jamais aller à la mélancolie.

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