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Isobel Campbell, retour de la fée pop

Après 14 ans de silence en solo, l'ex-chanteuse de Belle and Sebastian signe une merveille de pop solaire avec une pointe de vintage...

Par Marc Zisman | Vidéo du jour | 3 février 2020
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Ex-chanteuse des orfèvres pop Belle And Sebastian et occasionnelle complice de Mark Lanegan (Ballad of the Broken Seas en 2006, Sunday at Devil Dirt en 2008 et Hawk en 2010, trois albums magnifiques dans l’esprit Nancy Sinatra/Lee Hazlewood), la précieuse Isobel Campbell a toujours gardé du temps pour sa carrière solo sous son nom ou celui de The Gentle Waves.

Enregistré en 2014, There Is No Other… sera resté six longues années dans les placards pour d’obscures raisons contractuelles. C’est surtout le premier vrai disque de l’Écossaise depuis quatorze ans. Et quel disque ! Avant tout, Isobel Campbell a toujours été UNE voix. Un cristal d’une pureté rare dont elle n’a jamais abusé gratuitement.

Cet organe, elle l’habille ici d’une pop folk héritée de la scène californienne 70's de Laurel Canyon (Joni Mitchell, Carole King, Mamas & The Papas, David Crosby) comme sur The National Bird of India et l’onirique City of Angels qui fleurent bon l’été indien. Compréhensible vu que la Glaswégienne a vécu plusieurs années dans la Cité des Anges.



Le revival folk britannique de la fin des 60's (Pentangle, Fairport Convention) semble aussi l’avoir marquée. Mais la force de There Is No Other… est surtout d’agréger toutes ces époques, toutes ces musiques très codifiées pour se les approprier et en faire une BO aussi sensuelle que cinématographique sculptée par un vibraphone ici, quelques cordes là et une guitare baryton un peu plus loin. Doux-amer et surtout magnifique.



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