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Idles par K.O.

Par Charlotte Saintoin |

Avec "Ultra Mono", la bande de Joe Talbot enfonce le clou avec un rock à l'uppercut, sans concession et toujours aussi engagé !

Comme une habitude qui s’installe, Idles achève l’été avec un nouvel album : Ultra Mono. Depuis le brûlot Brutalism, le quintet punk emmené par Joe Talbot a performé à l’automne 2018 avec le très salué Joy As An Act Of Resistance qui les a placés en haut des charts et fait baptiser “meilleur groupe punk d’Angleterre” par le Guardian.

Louanges et punk ne rimant pas, les inimitiés ont afflué côté pairs. Jason Williamson des radicaux Sleaford Mods, appuyés par Fat White Family, les ainsi ont vite accusé de s’approprier la classe ouvrière. Ce à quoi Talbot répond illico qu’il s’agit de ses convictions intérieures. Illégitimes ou non, avec Ultra Mono, les Britanniques frappent très fort.



Ultra court, ultra fort, ultra violent, ultra rapide, ultra tout, l’opus offre au genre ses meilleurs superlatifs. Et dès War, son ouverture, la pression monte crescendo avec ce refrain “Whaching! That’s the sound of the sword going in!” hurlé sur une batterie martiale. Lignes de basse appuyées magistrales (Anxiety, Reigns), guitares débraillées pour un post-punk radical, laissent parfois place à l’accalmie (Kill Them With Kindness avec Jamie Cullum et David Yow de Jesus Lizard, Carcinogenic) d’un rock plus édulcoré (Model Village, Ne touche pas moi avec Jehnny Beth) évitant ainsi l'écueil de la mauvaise surenchère.



Continuant sa prose sur les maux qui dévorent Albion, en déversant des lignes sur l’immigration ou encore le patriarcat, Talbot appelle à faire front commun en choisissant l’amour pour épilogue (“Fuck You, I’m A Lover, I’m a Soul singer”). Sans débat possible, Idles offre ici sa meilleure proposition.



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