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Grant Haua, le blues des antipodes

Par Stéphane Deschamps |

Un jeu de guitare percussif, une voix soul joliment burinée, voilà LE bluesman néo-zélandais à découvrir d'urgence...

C’est le deep south, le sud profond. Pas celui des États-Unis, mais encore plus au sud. La Nouvelle-Zélande, ce double confetti d’îles proche de l’Australie et plus si éloigné de l’Antarctique. Tellement loin de tout que là-bas, les gens sont sans doute un peu plus libres qu’ailleurs, ignorants de certaines conventions en vigueur dans le reste du monde.

Prenons Grant Haua, par exemple. Il joue de la guitare, mais pas comme tout le monde. Il joue à la façon d’un percussionniste contrarié, en tapotant les cordes à toute vitesse. Ou comme un banjoïste dans un groupe de bluegrass. C’est un virtuose, mais hors-normes.

C’est d’abord ce jeu de guitare à la fois crépitant et fluide, qu’on entend dans Awa Blues, son premier pour le label français Dixiefrog. Ensuite vient la voix. Celle d’un homme qui a dû beaucoup chanter dans les bars quand la soirée est bien avancée et que lui-même s’est fait payer quelques coups. Une voix forte, en apparence rustique, mais sous laquelle se cache la soul et les émotions.

Ce blues dans le titre de l’album, Grant Haua en joue rarement au sens strict. Il préfère le mettre à la sauce rock, folk ou pop selon l’humeur du moment, en le parfumant toujours d’épices sudistes. Des guitares acoustiques, un orgue, un peu d’harmonica font de ces chansons les amies des dimanches matins d’été. Elles rappelleront aux spécialistes celles de l’Américain Greg Brown, ou d’un Tony Joe White qui aurait passé la deuxième vitesse.

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