Francesco Tristano à Tokyo

Avec son nouvel album "Tokyo Stories", le pianiste luxembourgeois signe une œuvre fascinante mêlant son amour pour la musique minimaliste, Bach, le jazz et l'électro...

Par Pierre-Yves Lascar | Vidéo du jour | 8 mai 2019
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Le très inventif Francesco Tristano s'amuse dans ces Histoires de Tokyo qu'il vient tout juste de publier chez Sony Classical.

Les multiples références du pianiste luxembourgeois se dévoilent avec un art consommé de l'équilibre, comme rajeunies par la science des collages multi-stylistiques qu'il y déploie. Très contrastés, chacun des titres de son nouvel album s’enchaîne avec un grand naturel.



Si une certaine veine minimaliste voire répétitive s'affirme pleinement, elle ne contre jamais une volonté très nette que les rythmes soient toujours renouvelés, comme dans Insomnia (avec l'Argentin Gabriel Podliszewski alias Guti), ou Electric Mirror qui devient un bel hommage à l'oeuvre d'un des Dieux de Francesco Tristano, en l’occurrence Johann Sebastian Bach.

Le discours plus morcelé de Pakuchi (avec le percussionniste japonais U-zhaan), avec ses nappes superposées et ses légers rythmes de jazz, semble regarder vers des territoires de la création contemporaine moins visités par les artistes du courant "électro".



Tout au long de son déroulé, Tokyo Stories rend peu visite - pour notre plus grand bonheur - aux atmosphères planantes et méditatives largement prisées par le courant du piano néo-classico-pop qui nous submerge continuellement. Seul l'élan, le souffle comptent ici. Un album absolument exemplaire, qui affirme définitivement la musicalité protéiforme de Francesco Tristano.



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