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Dark side of the Soft Moon

Entre post-punk liquide et boucles métalliques, Luis Vasquez sort les crocs...

Par Charlotte Saintoin | Vidéo du jour | 8 février 2018
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Plus froid que du carrelage de boucher, Criminal, le nouvel album de The Soft Moon fait dans la sensualité sombre et charnue. Entre post-punk liquide et boucles métalliques, Luis Vasquez violente dix pistes agressives. C’est beau et effrayant. Obscur et pénétrant. Cathartique, ce quatrième album s'appréhende comme une opération à cœur ouvert.

Après la dark wave bruitiste de The Soft Moon et Zeros, dont le minimalisme indus allait toujours plus loin dans la recherche de l’abstraction visuelle, Deeper donnait une première incise au cerveau torturé du Californien. Retour à un frénétisme carcéral évident à la Nine Inch Nails (Burn et Born Into This), Criminal dilue les nuances, agite guitares gothiques, pédales à effets et ambient pour mieux libérer une voix asphyxiée par les couches de mix, exorciser l’angoisse et croiser Depeche Mode et Soft Kill avec de lointains relents pop façon Cream de Prince (Choke).

Après les dissections vaporeuses de It Kills et The Pain, qui étendent cet univers claustrophobique à une esthétique plus leste, proche de KVB, Criminal clôture en apothéose. En témoigne sa pochette : en verbalisant, Vasquez aère son esthétique et passe à la figuration. Il était temps.



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