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Cerrone reste sans voix

Avec "DNA", le pape du disco se fait plaisir le temps d'un album entièrement instrumental...

Par Smaël Bouaici | Vidéo du jour | 9 février 2020
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Prisonnier de ses tubes portés par les voix soul de Jocelyn Brown ou Kay Garner, Cerrone a trouvé la solution pour s’évader : sortir un album purement instrumental. Un disque qu’il a composé sur scène, où il s’est vite rendu compte que le public attendait les figures imposées – Supernature, Love in C Minor ou Give Me Love –, et pas grand-chose d’autre. Le pape du disco raconte même qu’il se faisait engueuler sur les réseaux sociaux ou par le label quand il osait jouer des versions remixées. Entre les puristes et les fans, les seuls moments où il pouvait sortir des clous et échapper à son passé se trouvaient… entre les tubes, durant lesquels il fabriquait des boucles sans prétention sur son ARP Odyssey.

Des boucles qu’il a fini par rhabiller en studio, comme celle de The Impact, hymne néo-écolo qu’il considère comme la “vraie suite de Supernature”, qui lance un DNA étonnamment brut, sans fioritures ni vocals, à part ce sample d’un discours de la primatologue Jane Goodal. Alors évidemment, avec un synthé ARP, ça sonne parfois comme du Jean-Michel Jarre, mais un Jarre qui aurait dansé au Paradise Garage.



Au final, il est plutôt agréable d’entendre un Cerrone sans le mode “tube interplanétaire” enclenché, en se disant que s’il avait sorti cet album-là dans les 70’s, il aurait un statut bien différent aujourd’hui, moins populaire mais sans doute plus culte.

Et comme on n'échappe jamais vraiment à son destin, il prépare pour les prochaines semaines un disque sur lequel il a invité des chanteurs à poser sur les morceaux de DNA



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