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Blondino, les mots bleu-pétrole

Par Marc Zisman |

Le premier album choc (et Qobuzissime !) de Tiphaine Lozupone alias Blondino...

Évidemment, elle n’est pas la fille illégitime du guitariste touareg Bombino et de la chanteuse de Blondie, Debbie Harry. Non, pas vraiment… Derrière ce nom intrigant de Blondino (emprunté au roman Le Grand Blondino du Suédois Sture Dahlström) se cache Tiphaine Lozupone, voix charismatique et androgyne que beaucoup rapprochent déjà d’un certain Bashung voire d’un autre extra-terrestre de la chanson, Christophe. Des influences jamais pesantes tout au long de ce premier album (Qobuzissime !) qui parait sur le label Tomboy Lab. Épaulée dans la composition et la réalisation par Jean-Christophe Ortega et avec l’aide de quelques gens de goût comme Aymeric Westrich, batteur d’Aufgang, et François Baurin, Blondino ose tous les assemblages possibles sur ce Jamais sans la nuit, mêlant instruments acoustiques et synthétiques, textures années 80 et électro atmosphérique bien de son temps. Chant mélancolique sur pop rêveuse ou anxiogène, c’est selon, elle porte surtout sa poésie singulière à bout de voix. Un univers étrange et beau qui prend parfois racine dans les autres arts. Sylvia rend ainsi hommage à la poétesse américaine Sylvia Plath tandis que sur Oslo, son ancien single très bashungien malheureusement absent de l’album, était un joli clin d’œil au film Oslo 31 août de Joachim Trier. Toutes ces références et toutes ces allusions donnent naissance à une artiste assez captivante pour ne pas dire envoûtante qui risque d’être là pour durer. Tant mieux.







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